jeudi 30 juin 2016

THE ROLLING STONES ~ Beggars Banquet [1968]


Il paraît que les Rolling Stones vont bientôt se retrouver en studio. Voilà un disque que je vais me sentir obligé d'écouter (y'a pas de raison, je me suis bien tapé le live à Cuba) avant de l'oublier quinze jours plus tard (et je compte large) pour retourner aux chefs-d'oeuvre d'antan, par exemple ce bon vieux Beggars Banquet, dont je ne vais quasiment pas vous entretenir, puisque vous êtes sensés le connaître aussi bien que tout le monde. Le sujet du jour tournera autour du titre d'ouverture, dont on peut voir une partie de la fabrication dans le One + one de Godard. Pour qui s'intéresse un tant soit peu au rock, il y a là une des scènes les plus douloureuses de toute l'histoire du cinéma. Au début, on voit Mick Jagger expliqué à Brian Jones comment il envisage l'affaire. Puis, Keith Richards débarque, un peu à la bourre et, pour Mick, c'est comme si Brian n'existait plus. Le gars se voit relégué derrière un paravent où il gratte nonchalamment tout et, il faut bien le dire, un peu n'importe quoi (il ne s'autorise que de rares sorties pour taxer des clopes à Keith).  Le monde était déjà en train de s'écrouler, mais on ne se rendait compte de rien...
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)



01 - Sympathy For The Devil
02 - No Expectations
03 - Dear Doctor
04 - Parachute Woman
05 - Jigsaw Puzzle
06 - Street Fighting Man
07 - Prodigal Son
08 - Stray Cat Blues
09 - Factory Girl
10 - Salt Of The Earth
MP3 (320 kbps) + artwork
Me and the devil blues with BM270 (new link)



mercredi 29 juin 2016

KID CREOLE ~ Going Places - The August Darnell Years 1976-1983 [C. 2008]


Profitons des quelques rayons de soleil pour ressortir ce joli florilège qui nous propose le Kid Darnell dans ses différentes incarnations. Attention ! il va soudain faire chaud dans les culottes ! Son truc, c'est de s'entourer de mecs qui touchent méchamment leur bille et de mélanger tout ce qui est épicé : jazz swing, funk, calypso, rumba, zouk, reggae et j'en passe. L'affaire donne irrésistiblement envie de danser, de boire du rhum ou de la tequila et d'embrasser de chouettes (si possibles) filles sous des cocotiers (et tant pis s'ils sont en plastiques). Je connais pires façons d'envisager la vie.  
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)     


01 - Dr. Buzzard's Original Savannah Band - Sunshower
02 - Don Armando's Second Avenue Rhumba Band - Goin' To A Showdown
03 - Kid Creole & The Coconuts - Going Places [Zemix Version]
04 - Christina - Is That All There Is
05 - Gichy Dan's Beachwood No.9 - On A Day Like Today
06 - Machine - There But For The Grace Of God Go I [12'' Version]
07 - Don Armando's Second Avenue Rhumba Band - I'm An Indian Too [12'' Version]
08 - Aural Exciters - Marathon Runner
09 - Coati Mundi - Pharaoh (Can't Take It To The Grave)
10 - Aural Exciters - Emile (Night Rate)
11 - Kid Creole & The Coconuts - He's Not Such A Bad Guy After All [12'' Version]
12 - Ron Rogers - Don't Play With My Emotions
13 - Kid Creole & The Coconuts - Double On Black
14 - Aural Exciters - Paradise
15 - Kid Creole & The Coconuts - Off The Coast Of Me
MP3 (320 kbps) + frontcover


lundi 27 juin 2016

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 117


117. TOMORROW NEVER KNOWS [THE BEATLES]

   Cette nuit-là, ma vie défila en accéléré pendant que ma mort se fabriquait.

   Etrangement, un lendemain parvint à s'extirper du chaos de la veille. « Le Monstre » m'avait tué et, pourtant, je respirais encore. Je me réveillai donc au milieu des ruines de cet Hiroshima émotionnel. Mes photographies et mes posters n'étaient plus que cendre et les murs de ma chambre puaient le sang. (Je me souviens d'un poème, composé par une haïjin après les crimes atomiques du mois d'août 1945, dans lequel elle évoquait un bébé tétant encore le sein de sa mère morte. Aujourd'hui, au moment où j'écris ces lignes, malgré les décennies qui nous séparent de cet épisode, je me revois comme le frère, le quasi sosie de ce nourrisson buvant du lait rouge.)

   La vie est aussi stupide et peu crédible que ça. Un papillon bat de l'aile à l'autre bout du monde, un chat traverse l'avenue au mauvais moment, un type vous vole vos chansons, et votre existence est réduite à néant...
   Les premiers jours, on n'a pas la force de prendre son téléphone ; les suivants, on reporte à un bien hypothétique meilleur lendemain et, un autre jour encore, on n'ose plus car on se dit qu'il est trop tard...

   Mille fois, je composai le début du numéro d'Olympia ou de mes amis et, mille fois, je raccrochai le combiné. Ils ne m'appelèrent pas non plus. Le même songe revenait me hanter nuit après nuit : ma belle arrivait chez moi avec un nouveau bouquet de fleurs et disait : « Personne ne va se laisser abattre par ce coup tordu, des chansons vous allez en écrire d'autres avant de repartir plus fort que jamais. » Sur ces mots, la bande débarquait en se marrant comme si elle venait d'entendre la blague la plus irrésistible de tous les temps. Puis, quelqu'un éteignait l'interrupteur, et tout ce joli monde retournait dans les limbes...

   Je mis une éternité avant de pouvoir mettre un mot sur cette situation : honte. Oui, honte d'avoir accepté un type parmi nous pour sa seule belle voix, honte de s'être fait trahir par le même. Et il existe des gens qui ne se relèvent jamais de certaines hontes. (Vous me permettrez cette nouvelle image qui pourra sembler excessive : nous (car je suis désormais certain que nous fûmes tous frappés du même mal) étions comme ces femmes violées qui ne supportent plus ni leur homme, ni le sexe, ni même l'Amour, et qui mastiquent leur drame comme on rode dans les couloirs de la folie.)

   A la fac, certains m'appelaient le fantôme ou le zombie, mais l'immense majorité ne m'appelait pas, ne me voyait plus ; j'étais devenu invisible aux autres comme à moi-même. « Le Monstre » ne m'avait pas tué, il avait fait pire encore, il m'avait lobotomisé.

   Je n'écoutai pas le moindre disque pendant près de deux ans. Parfois, ma pauvre maman déposait le nouveau Rock & Folk ou Best sur mon bureau, mais je ne reconnaissais pas les gars en couverture, et je le jetais, aussitôt, à la poubelle sans même l'avoir feuilleté : aucun sourd n'a envie de lire un magazine consacré à la musique.


   Je passais tout mon temps libre recroquevillé sur mon lit de misère, enroulé dans une camisole de souffrance, à contempler la blancheur mortuaire du plafond.

 

vendredi 24 juin 2016

THE WHO ~ BBC Sessions [C. 2000]


The Who possédait la rythmique la plus classe de tous les temps. Aujourd'hui, Pete et Roger continuent de se produire sous le nom de leur groupe sans ces deux magiciens. D'accord, ça craint presque autant qu'AC/DC, sauf que c'est quand même marrant de voir le fils de Ringo jouer sur le tabouret de Keith. Pour le reste, je crois que ce n'est pas la peine de vous faire un dessin, tout est dans le titre : The Who qui joue en direct ses chefs-d'oeuvre pour les besoins de la vénérable vielle dame. Si vous ne l'avez pas, il vous le faut absolument, vous allez rajeunir de cent ans d'un seul coup ! Grandiose et tout ça.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)        
P.S. : la photo ci-dessous, c'est le petit cadeau Bonux.


01 - My Generation [Radio 1 Jingle]
02 - Anyway, Anyhow, Anywhere
03 - Good Lovin'
04 - Just You And Me, Darling
05 - Leaving Here
06 - My Generation
07 - The Good's Gone
08 - La La La Lies
09 - Substitute
10 - Man With Money
11 - Dancing In The Street
12 - Disguises
13 - I'm A Boy
14 - Run Run Run
15 - Boris The Spider
16 - Happy Jack
17 - See My Way
18 - Pictures Of Lily
19 - A Quick One (While Hes Away)
20 - Substitute [2]
21 - The Seeker
22 - I'm Free
23 - Shakin' All Over + Spoonful [Medley]
24 - Relay
25 - Long Live Rock
26 - Boris The Spider [Radio 1 Jingle]
MP3 (320 kbps) + artwork


mardi 21 juin 2016

SILVAIN VANOT ~ Ithaque [2016]


Ce genre de disque s'échange comme on se libère d'un secret... "J'ignore comment le tri s'opère mais, voyez, je suis toujours là, loin du wagon de tête, avec les indécis, ça me va." Il aura tout de même fallut attendre sept longues années depuis le précédent album. Ce matin, je me suis fais cette réflexion : dans le quartier, dans les transports, au boulot et même chez des connaissances, j'ai plus de (mal)chance de croiser des admirateurs de Kendji Girac qu'un seul fan de Silvain Vanot (et ça m'a déprimé) ! Sans aller jusque là, si Murat, Dominique A, Miossec ou Quivousvoudrez sont parvenus à trouver leur place, l'excellent Vanot oeuvre toujours dans la marge. La beauté, souvent, tient à peu de choses, mais elle effraye le gros public. Dans ce disque, vous ne trouverez qu'une guitare, un piano, un sitar (sur un titre), quelques rares lignes de basse et une voix rare qui charrient les mots comme un fleuve qui ferait semblant d'être tranquille. Rien qui ne pourra défrayer la chronique, laquelle n'a jamais su aller voir plus loin que le petit bout de son vilain nez. En plus, Vanot n'est pas un chanteur facile (comme on dirait d'une fille), il n'abandonne pas ses merveilleuses chansons aux passants trop pressés, il faut traquer les mystères en multipliant les écoutes. Au bout, il y a autant d'impudeur que de féerie. Ce disque m'a mis à genoux dans une flaque de larmes. Bouleversant. 
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)     


01 - Chanson Heureuse
02 - Je Suis Le Carnet De Route
03 - Le Nom D'Un Autre
04 - De Quoi Parle-T-On
05 - Lucie
06 - Le Marié Du Port
07 - De Faute
08 - Ma Siamoise
09 - Vanneau
10 - La Pourpre
11 - Les Accords Du 9e
12 - Ithaque
MP3 (320 kbps) + front cover



lundi 20 juin 2016

VARIOUS ARTISTS ~ Focus On latin Jazz (By Zocalo) [H.M.C. 2016]


C'est sous le régime du colonel Fulgencio Batista, président puis dictateur à la solde des Etats-Unis, que se développent les premiers échanges entre les orchestres de danse cubains et étatsuniens. A cette époque, Cuba est le terrain de jeu des Etats-Unis. Alcool, jeu et prostitution, on a pu dire que Cuba était, dans tous les sens du terme, le bordel de l'Amérique. Durant les années 40 et 50, les orchestres de danse des deux continents sont confrontés au même problème : s'imposer face à des centaines de danseurs dans des salles de plus en plus grandes. Ainsi naissent les big bands composés de sections de cuivres, de bois (essentiellement saxophones) et d'une section rythmique (piano, basse, batterie), augmentée pour les orchestres cubains d'une véritable section de 3 à 5 percussionnistes. Des musiciens cubains (Machito, Chano Pozo...) intègrent aux Etats-Unis des orchestres de jazz et donnent naissance aux premiers enregistrements de latin jazz. L'engouement des artistes et du public retombe brutalement en janvier 1959 après la révolution cubaine menée par Fidel Castro. Il devient inconvenant de jouer de la musique cubaine aux Etats-Unis, et à Cuba, le jazz devient la musique de l'ennemi. Le latin jazz sera remplacé quasi-instantanément par un autre style musical venu cette fois-ci du Brésil, la bossa nova. Mais ceci est une autre histoire. Le latin jazz réapparaît de façon fulgurante en Europe le soir du 20 juillet 1978 au Festival de Jazz de Montreux. Irakere, un groupe cubain totalement inconnu, déboule sur scène et emporte l'enthousiasme du public. Le latin jazz venait de renaître de ses cendres.
ZOCALO (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Gil Evans - Las Vegas Tango
02 - Nilo Espinosa y Orquesta - Jumping with Symphony Sid
03 - Louis Armstrong - The Peanut Vendor
04 - Bebo Valdés - El Manisero
05 - Charlie Parker & Machito - Okiedoke
06 - Mongo Santamaria And His Orchestra - Watermelon Man
07 - James Moody And His Bop Men - Tin Tin Deo
08 - Arturo Sandoval - Tin Tin Deo
09 - Rosemary Clooney & Perez Prado - Adios
10 - Caribbean Jazz Project - Stolen Moments
11 - Dizzy Gillespie - Manteca
12 - Poncho Sánchez - Manteca
13 - Kenny Garrett - Chucho's Mambo
14 - Kip Hanrahan - Short Eyes Prison Rehearsal Boogaloo
15 - Stan Kenton - Mambo Rhapsody (Mambo on my mind)
16 - Pedro 'Peruchin' Justiz - The Man I Love
17 - Louie Ramirez - On Green Dolphin Street
18 - Claude Thornhill - Mambo Nothing
19 - Woody Herman - Bijou (Rhumba A La Jazz)
20 - Jam Miami - Medley Para Tito
21 - Irakere - El Duke
MP3 (320 kbps) + front cover
Latin jazz with BM266


vendredi 17 juin 2016

CALYPSO ROSE ~ Far from Home [2016]


Celui-ci n'aurait même pas besoin de mon petit baratin. En effet, Il suffit de lire le pseudonyme de Linda McArtha Monica Sandy-Lewis (ouf !) et de regarder la pochette pour, déjà, entendre la musique. Manu Chao nous refait le coup d'Amadou et Mariam en nous offrant un nouveau disque de la mère du Calypso (voir Fire in me wire, premier titre du genre, enregistré en 66), que les fans connaissent bien, puisqu'elle a enregistré plus d'une vingtaine de merveilleux albums. La voix et le touché sont intacts (tous les vieux rockers ne peuvent pas en dire autant) et ce disque de notre mamie de soixante-seize piges est un bonheur de tous les instants. Puisque le printemps s'est fait porter pâle, préparer un saladier de cuba libre (le cocktail préféré de notre amie), montez le volume, et faites entrer le soleil dans votre salon (attention ! certaines trompettes peuvent décoller le papier peint !). Si l'envie de danser ne vous prend pas, faites gaffe, c'est que vous avez écouté trop de death metal !    
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)

    


01 - Abatina
02 - I Am African
03 - Leave Me Alone [Feat. Manu Chao]
04 - Far From Home
05 - Calypso Queen
06 - Zoom Zoom Zoom
07 - Trouble
08 - Love Me Or Leave Me
09 - No Madame
10 - Woman Smarter
11 - Human Race
12 - Wah Fu Dance!
MP3 (320 kbps) + front cover


mercredi 15 juin 2016

AC/DC ~ Let There Be Rock [1977]


Tout petit, déjà, je n'aimais pas le hard rock. Chez mes potes, le genre était proscrit, nous trouvions les groupes plus vulgaires et ridicules les uns que les autres. Quand nous avions besoin de davantage de joyeux boucan, nous écoutions Jimi Hendrix ou Rory Gallagher. Et puis, j'ai rencontré une bande de hardos (au look improbable, il va sans dire), alors que j'étais en vacances. Les fans, je crois que c'est ce que je préfère dans le hard. Ces mecs adorent vraiment leur musique et ils sont d'une fidélité qui force le respect. Ils m'ont fait écouter tout un tas de machins auxquels j'ai peu accroché (c'est un euphémisme), sauf AC/DC - ou presque. Le presque, c'est à cause de la musique. Quand on connait la rythmique d'Hendrix ou de Gallagher, on est en droit de trouver celle d'AC/DC un tantinet lourdingue. Quant aux guitares des frangins, elles peuvent exciter l'auditeur l'espace de quelques titres, mais lassent vite par manque d'originalité. Ce que j'ai aimé, vraiment, c'est la voix de chat de gouttière de Bon Scott; une voix gorgée de blues, finalement plus chaleureuse que tempétueuse. J'aurais adoré l'écouter accompagnée de types un tout petit peu plus finauds. Il y a autre chose que j'aurais aimé, c'est qu'il existe un code d'honneur dans le rock qui obligerait les groupes à changer de nom, lors de la disparition de l'un d'entre eux. Brian Johnson est un bon gars, il a toujours fait ce qu'il a pu, mais il n'a jamais boxé dans la même catégorie que Bon. Enfin, tout ça, c'est de la vieille histoire... Je ne veux pas passer mon temps à polémiquer pour le plaisir, mais, aujourd'hui, il me semble que nous avons atteint le sommet de l'escroquerie. Ce matin, sans trop savoir pourquoi, j'ai repensé à cette bande rencontrée en vacances. Je l'ai imaginée ce rendre à un concert d'un groupe osant encore se faire appeler AC/DC (et je me fous de savoir qu'on peut se faire rembourser sa place), alors que la majorité de ses membres pointent, désormais, aux abonnés absents. Un code d'honneur, bordel !
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)
P.S. : vous aurez remarqué que je n'ai même pas cité le nom de l'autre tartignole d'Axl Rose. Ah, mince, maintenant, c'est fait !


            
01 - Go Down
02 - Dog Eat Dog
03 - Let There Be Rock
04 - Bad Boy Boogie
05 - Problem Child
06 - Overdose
07 - Hell Ain't A Bad Place To Be
08 - Whole Lotta Rosie
MP3 (320 kbps) + artwork
Hell ain't a bad place to be with BM264


mardi 14 juin 2016

THE KILLS ~ Ash & Ice [2016]


La magnifique (essayons d'oublier sa nouvelle et affreuse décoloration) Alison Mosshart ayant terminé de faire mumuse avec Jack White et ses potes, nous pouvons à nouveau parler de choses sérieuses. Cet album était particulièrement attendu par les fans car, il y a trois ans, Jamie Hince s'est cassé un doigt et a faillit perdre l'usage d'une main à la suite d'un mauvais diagnostic et d'un traitement qui aurait pu être fatal. Il suffira d'un premier couplet pour être rassuré sur l'état de forme du duo magique, l'un des rares groupes des deux dernières décennies à ne jamais décevoir. S'ils sont désormais moins frondeurs ou sauvages qu'à leurs débuts, les chansons demeurent toujours aussi délicieusement vicieuses et excitantes. A l'exception de Hope Sandoval (hors concours !), personne ne possède une voix aussi sexy qu'Alison, cette fille chante comme elle respire - et qu'est-ce qu'elle respire fort ! Les guitares ne sont pas en reste : elles savent toujours inventer le chemin de travers qui donne envie de danser sur la tête.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)  


01 - Doing It To Death
02 - Heart Of A Dog
03 - Hard Habit To Break
04 - Bitter Fruit
05 - Days Of Why And How
06 - Let It Drop
07 - Hum For Your Buzz
08 - Siberian Nights
09 - That Love
10 - Impossible Tracks
11 - Black Tar
12 - Echo Home
13 - Whirling Eye
MP3 (320 kbps) + front cover


jeudi 9 juin 2016

G.G. ALLIN ~ Freaks, Faggots, Drunks And Junkies’’ [1988]


"I’m A filthy fucking pig !"
Honnêtement, Jimmy, tu l’as bien cherché ; tu as joué avec le feu avec un artiste aussi polémique que Jojo. Mais puisqu’on est entre nous, et que personne d’autre ne lit ce message, faut que je t’avoue une chose : les commentaires qui ont accompagné ton dernier post m’ont parfois gonflé - mais grave. Ça reste entre nous, hein, déconne pas, j’ai pas envie de me faire démonter. Je ne sais pas pas si c’est l’approche du bac ou quoi mais ça y allait la dissert’ et la leçon de philo. Je me suis retenu de rajouter mon grain de sel; khôn comme je suis, ça allait tourner vinaigre. Non, le mieux, que je me suis dit, serait de proposer un disque et un artiste plus lisses, histoire de rabibocher les esprits, de calmer le jeu et, surtout, en ces temps si durs, de faire une joyeuse unanimité. Et puis tu connais ma passion pour les singers-songwriters U.S., si Jojo est à une extrémité de l’arc-en-ciel, G.G. est à l’autre. Merde, après la philo, la poésie, c’est contagieux ce bordel… Donc, que je me suis dit (ouais, je me parle un max), si on s’écoutait tous ensemble, autour d’un feu de camp, le meilleur disque de G.G. Allin, hein, qu’est ce que t’en penses Jimmy ? Et puis ce post, hé ben, je le dédierais à tous les tarés, les pédés, les ivrognes et les toxicos de la terre. Ah non, merde, c’est déjà le cas. Bon ben, je le dédierais à tous les autres, toi et moi y compris. Pas grave si y a des doublons. Si ça te branche, tu me dis et j’essaie d’écrire un truc, je te promets de m’appliquer.
Everett W. GILLES (Pour les commentaires, c’est comme vous voulez !)


01 - My Revenge
02 - Dope Money
03 - Be My Fuckin’ Whore
04 - Suck My Ass It Smells
05 - Dog Shit
06 - Wild Riding
07 - Sleeping In My Piss
08 - Anti Social Masterbator
09 - Last In Line For The Gang Bang
10 - Die When You Die
11 - Commit Suicide
12 - Crash And Burn
13 - Outlaw Scumfuc
14 - Caroline And Sue
15 - Cunt Sucking Cannibal
16 - Family
17 - Young Little Meat
18 - I Wanna Kill You
19 - My Bloody Mutilation
MP3 (160 kbps) + front cover


mardi 7 juin 2016

JONATHAN RICHMAN ~ Ishkode! Ishkode! [2016]


Heureux les simples d'esprit, le royaume des sourds leur appartient ! Comme si les inondations et les projets de lois ineptes ne suffisaient pas; ces jours derniers, mon ami Jeepeedee (un homme de goût, pourtant) a tenu à rendre un hommage appuyé au rock lourd (tout est dit dans l'intitulé). J'y ai relu des noms que j'avais oubliés et qui ont finis de me déprimer. Les commentaires sont plus amusants, certains ne manquant pas de s'écharper sur le mode quel est l'album le moins ridicule de Metallicaca. Franchement, les gars, si vous tenez absolument à vous déchirer les tympans, pourquoi ne pas ressortir un grand millésime des Stooges, un MC5, un Radio Birdman ou un bon vieux Ramones ? Bon, vous ferez bien comme vous voudrez, mais écouter des gonzes qui se font appeler Iron Maiden, Judas Priest ou Guns'n'Roses (et je n'ose même pas évoquer l'élégance des pochettes), ça fait fuir les filles. Or donc, je baignais dans mon jus de déprime, quand le facteur sonna pour m'apporter le nouveau joyau de Jonathan Richman. Il ne fallut qu'un seul couplet au chanteur le plus cool du monde encore en activité pour m'ôter toutes ces bouffonneries de la tête. Rien que la lecture des titres m'a mis le cœur en joie et vaut l'intégrale en Deluxe Edition de tous les malheureux suscités. Ici, point de double grosse caisse de la mort ou de vilaines guitares japonaises reliées à deux-cent-trente-six pédales d'effets : quand on sait écrire d'aussi grandes chansons, une vieille gratte en bois et une paire de maracas peuvent amplement suffire. L'immense talent de Jojo comparé à tous les songwriters que vous voudrez, c'est de pouvoir offrir des chansons heureuses sans jamais donner dans la niaiserie. Ces merveilles qui n'ont l'air de rien, mais qui disent tout, redonneraient le sourire à un fanatique de death metal. Après trois écoutes, il me semble que celui-ci pourrait ressembler à un grand cru. Vous auriez tord de vous en priver.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)      

         
01 - Whoa! How Different We All Are!
02 - Ishkode! Ishkode!
03 - Wait! Wait!
04 - O Sun!
05 - Without The Heart For Chaperone
06 - 'A Nnammurata Mia
07 - Let Me Do This Right!
08 - But Then Ego Went Away
09 - Outside O' Duffy's
10 - Longtemps
11 - Mother I Give You My Soul Call
MP3 (320 kbps) + front cover

lundi 6 juin 2016

ISAAC HAYES ~ Black Moses [1971]


Notre ami Nestor nous a proposé un petit jeu avec les bassistes que je vais prolonger sauf que je ne vais pas vous parler de bassiste mais de ligne de basse. Et ce disque contient une surprise. Bon, il y a ceux qui savent qu’ils savent, ceux-là pourront toujours réviser. Puis, il y a certainement ceux qui ne savent pas qu’ils savent. A ceux-là, je leur dédie ce disque. Et puis, il y a tous ceux qui ne savent pas qu’ils ne savent pas. Ceux-là, tant pis pour eux, mais ils sont également les bienvenus ! J’ignore si vous m’avez suivi, mais toujours est-il que, à côté de cette surprise, il y a bien sûr Isaac Hayes, avec un organe qui, mon dieu, a du faire rougir plus d’une jeune fille en train de prier : beau, profond, pénétrant, et pourtant si doux (je parle bien entendu de sa voix). Et autour d’elle, on trouve de sublimes orchestrations, à la fois sophistiquées et limpides, pour une soul d’une sensualité quasi féminine. Donc, même s’il y a bien plus qu’une seule surprise dans ce disque, c’est surtout de cette fameuse ligne de basse que je souhaite vous faire partager. Et celle-là est si envoûtante qu’elle donne envie de l’utiliser pour écrire d’autres chansons. Quand le morceau commence, elle est comme en suspension, et son absence au départ nous plonge dans une magnifique attente, et, enfin, elle se déroule et, en quelques notes, tout est là, un monde s’ouvre. Ici, je ne parle pas forcément technique, mais sonorité et mélodie. Ces quelques notes vous plongent dans un océan, vous emportent sur la lune ou je ne sais où, mais là où cela donne des étoiles dans les yeux quand on regarde l’autre. Donc, si vous voulez jouer avec moi, à vous de la (re)trouver !
Audrey SONGEVAL (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Never Can Say Goodbye
02 - (They Long To Be) Close To You
03 - For The Good Times
04 - Nothing Takes The Place Of You
05 - Never Gonna Give You Up
06 - Help Me Love
07 - Need To Belong To Someone
MP3 (320 kbps) + artwork
For the good times with BM260