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samedi 24 janvier 2015

BEN VAUGHN ~ Texas Road Trip [2014]


'I’m the best friend I ever had …"
Y a des disques, je les aime bien. Des fois, les mecs qui les font ces disques, je les aime bien aussi mais, le plus souvent, faut avouer je les connais pas bien (les mecs qui font les disques). Après, les mecs qui font des disques, ils aiment bien aussi d’autres mecs qui font des disques. Ou leurs disques. Un peu comme moi quoi. Est-ce que j’aime bien les disques des mecs que les mecs qui font des disques que j’aime bien aiment bien ? Assez souvent. Ca marche avec les nanas aussi hein, c’est juste que les disques des nanas j’en ai moins, je préfère les voix masculines. Et puis, des fois, les disques des mecs que les mecs dont j’aime les disques aiment bien je les aime pas spécialement. Tiens, ça me fait penser à la photo de chez Sylvie du Cabinet des Rugosités, Dylan / Aznavour, vous l’avez vue ? Et merde, je me suis perdu là … Ah oui : Ben Vaughn, quand il était jeune, il était fan du Texas sound en général et de Doug Sahm en particulier. Pour un minot natif de Philly ayant toujours vécu dans le New Jersey, ça tiendrait presque de la perversion ce truc. La perversion, en voilà un autre de sujet mais va savoir si ça va pas froisser du monde que j’en parle (mais quand même, des gonzesses surdéveloppées en couverture de compiles métalleuses, encore et encore…) Le jeune Benjamin était donc fan de Doug Sahm genre la totale, un concert après l’autre et puis un jour le Graal, la rencontre avec son idole, j’vous ai mis la photo, rhô la tronche, LES tronches ! Il a bien grandi depuis Ben, mais il est resté fidèle à ses amours de jeunesse et, un jour, il a décidé d’enregistrer un disque en hommage à Doug Sahm. Avec aucune chanson de Doug Sahm dedans, non, non, que des morceaux à lui, y en a même de vieux réarrangés. On est d’accord, il est pervers. Mais y a quand même Augie Meyers qui joue dedans. C’est là qu’on se dit que contrairement à la connerie humaine, la perversion a ses limites. Ce disque brinquebalant y a pas plus touchant comme hommage à mes yeux. D’ailleurs, Ben ses disques font partie de ceux que je trouve les plus touchants, à leur manière. Ou à la mienne : il est sans doute pervers, mais il est marrant aussi Ben Vaughn : "even days without love makes one week", c’est pas marrant ça? Bref, ici la pochette dit tout : un petit tour dans un autobus flambant presque neuf autour de San Antone, Ben au volant et dans l’auto-radio une cassette (oui, c’est une cassette) qui tourne en boucle, "She’s about a mover" qu’il braille le gars. Ca vous dit de monter? Non ? Je m’en doutais un peu. Vous avez déjà perdu suffisamment de temps à lire ces conneries. 
Everett W. GILLES (Merci d’avance pour vos commentaires !)
P.S. : moi, si j’étais chanteur, j’aurais la voix de Ben Vaughn. Mais y a pas de danger...

01 - Boomerang
02 - Miss Me When I'm Gone
03 - I'll Stand Alone
04 - Fire In The Hole
05 - Texas Rain
06 - Sleepless Nights
07 - She Fell Out The Window
08 - Heavy Machinery
09 - Seven Days Without Love
10 - Six By Six
MP3 (320 kbps) + artwork