"Don’t bogart that rhum !"
Chuck Prophet et Seasick Steve, j’aurais pu, j’aurais du m’en charger mais, voilà, entre ma toujours croissante fainéantise (je sais, pas vous…) et la nécessité absolue (oui absolue, c’est vous dire si je suis paresseux) de vous présenter leur derniers disques respectifs, Jimmy est intervenu et c’est heureux. Mais bon, ma grande gueule n’est pas feignante elle, et je l’ai ramenée comme quoi vous alliez voir ça, tu allais voir ça Jimmy, pour me faire pardonner, hé ben, mon prochain post plus British que ça on trouvera pas. Et, en plus, un truc tout récent, la totale quoi. Ça tombe bien, Marc Almond vient de sortir un disque très… Marc Almond, en collaboration avec le compositeur-producteur de Britney Spears (ça, c’est pour le côté pervers qui vous aurait manqué s’il avait manqué) Et puis, j’ai craqué, le galop, le naturel, tout ça quoi. De toute façon, je ne pouvais plus écouter ça tout seul dans mon coin : Ian Siegal, Alvin Youngblood Heart, Jimbo Mathus, Cody et Luther Dickinson embarqués dans le même bateau. Ce bateau, c’est le Zebra Ranch, la légendaire demeure familiale des frangins, la stèle en pochette de Dixie Fried est au fond du jardin. Ils appellent ça Back-Porch music dans le sud. Des States, du sud des States bien sûr, je vous ai bien dit que j’avais craqué. On s’assoit tous ensemble autour de quelques micros, on branche un magnéto, on attrape tout un tas d’instruments qu’on ne branche pas, eux, et c’est parti. Que ce soit en terme de matos nécessaire comme d’atmosphère propice, on pourra considérer que la Maison Dickinson n’est pas le plus mauvais choix du pays pour ce genre d’initiative. Quelques heures de répète et on enregistre, les chansons comme les vannes qu’on se sort entre deux. Le contenu ? Des originaux écrits pour l’occasion par Siegal, des reprises dont certaines du même Siegal (vous l’aurez remarqué, son nom est écrit plus gros sur la pochette), quelques traditionals et des trucs dont tu sais plus trop à quelle catégorie ils appartiennent, tentez-voir l’énormissime Beulah land ! Pour vous donner une idée disons qu’on tient là une version moderne du fantasme qu’on a tous eu (non ?...) d’écouter J.J. Cale, Tony Joe et Fogerty ferrailler ensemble gentiment comme si on n’était pas là. On peut aussi changer les noms, c’est vous qui voyez. Les intonations waitsiennes de la voix de Siegal (un Waits qui saurait, ou voudrait, chanter) ne gâchent rien à l’affaire. Pas plus que le fait qu’il soit aussi British que Marc Almond.
Everett W. GILLES (Merci d’avance pour vos commentaires !)
01 - Stone Cold Soul
02 - How Come You're Still Here
03 - Heavenly Houseboat Blues
04 - Beulah Land
05 - Keen & Peachy
06 - Wasted Freedom
07 - Gallo Del Cielo
08 - Hard Times (Come Again No More)
09 - Talkin' Overseas Pirate Blues
10 - Only Tryin' To Survive
MP3 (320 kbps) + front cover


