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mercredi 2 septembre 2015

VIRGINIA RODRIGUES ~ Sol Negro [1998]


Hop, hop, hop, revenez donc voir un peu par ici, bande de petits garnements ! Ce superbe premier album saura peut-être vous enchanter même si vous n'êtes pas particulièrement fan de musique brésilienne (personne n'est parfait). Sa belle différence est susceptible de vous mener bien au-delà des rivages sud américains, dans des zones ou les rêves savent empiéter sur la réalité... Virginia Rodrigues est née dans une favela de Bahia, elle s'est formée au chant dans les églises (ce qui est le cas de gens très bien, comme beaucoup de grands noms de la soul) avant de s'orienter vers le classique, mais sans jamais se fermer aux rythmes populaires. On entend tout ça dans ce disque magnifique et beaucoup d'autres choses encore, comme le chant des anges zigzaguant à travers les nuages ou la voix des sirènes dans les profondeurs océaniques, qu'elle imite à merveille ! Pour ceux qui auraient besoin de références, notre amie fut "découverte" par Caetano Veloso et, ici, brillamment produite par Celso Fonseca, avec les subtiles arrangement de Eduardo Souto Neto, ce qui en jette joliment ! Recommandations d'usage : vous allez pénétrer dans un univers bouleversant qui touche au sacré, avec son lot de mystères et de secrets; la voix de Virginia à tendance à faire décoller l'auditeur, alors gaffe au plafond !
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)   




01 - Negrume Da Noite
02 - Lua, Lua, Lua, Lua
03 - Adeus Batucada
04 - Manhã De Carnaval
05 - Verônica
06 - Noite De Temporal
07 - Terra Seca
08 - Nobreza
09 - Sol Negro
10 - Querubim
11 - Israfel
MP3 (320 kbps) + artwork

mardi 20 janvier 2015

MORELENBAUM², SAKAMOTO ~ CASA [2001]

…De l’autre côté de la mer, le Brésil. Le pays qui ne connaît pas l’hiver. Les vagues meurent doucement sur le sable. Leur paisible déferlement, le lent ressac : déjà du rythme, déjà de la musique. Les pas de garotas sur le sable, déjà de la danse. Un continent, un eldorado musical où est née la bossa nova. Là-bas, une maison surplombe la baie de Rio de Janeiro. Elle fût celle de Tom Jobim. Le couple brésilien Morelenbaum (Paula, chanteuse et Jaques, violoncelliste) et le Japonais Ryuichi Sakamoto y ont enregistré en grande partie cet hommage à l’un des maîtres d’une musique : "qu’on a inventé pour ne pas gêner les voisins". Les deux premiers ont été des compagnons au long cours de Jobim. On croisait plutôt le dernier dans d’autres mondes musicaux, mais sa présence surprendra moins après ceci : "Mes drogues favorites - le tabac et la bossa nova - viennent toutes deux d’Amérique Latine". Et tous trois se connaissaient bien avant de réaliser cet enregistrement, qui mêle certains des plus grands succès de Jobim à des mélodies rares, voire inédites. L’atmosphère qui régnait alors dans cette maison si heureusement hantée par la musique, l’émotion de Ryuichi Sakamoto de jouer cette musique en ce lieu et sur le piano de Jobim sont palpables à l’écoute. "Alors que j’achevais mon solo de piano durant l’enregistrement du premier morceau, le chant éclatant d’un oiseau entra par la fenêtre ouverte et c’était exactement comme si Jobim me disait en souriant - Hey Sakamoto, c’est mon piano, joues-en doucement !". Seule (petite) fausse note à mon sens dans cette musique de chambre d’une grande beauté, enrichie parfois d’une guitare, d’une basse et de percussions et qui enveloppe la voix, le chant délicieux de Paula Merelenbaum : l’irruption régulière de la langue de Shakespeare, qui rompt alors le bercement chaloupée, le charme ensorcelant de la langue portugaise. Astrud Gilberto nous avait jadis servi une bossa surgelée, et cela plût cependant beaucoup. Fallait-il pour autant récidiver ? Mais que ceci ne vous dissuade pas d’entamer ce très beau voyage…
AREWENOTMEN? (Merci d'avance pour vos commentaires !)
P.S. : Il me reste à vous souhaiter, malgré les drames personnels, malgré l'horreur récente et celles à venir, amor em paz tout au long de cette année. 



01 - AS Fraias Desertas
02 - O Amor Em Paz
03 - Vivo Sonhando - Dreamer
04 - Inutil Paisagem
05 - Sabia
06 - Chanson Pour Michelle
07 - Bonita
08 - Fotografia - Photograph
09 - Imagina
10 - Estrada Branca
11 - O Grande Amor
12 - Cançao Em Modo Menor
13 - Tema Para Ana
14 - Esperança Perdida - I Was Just One More For You
15 - Sem Vocé
16 - Samba Do Aviao [Live - Bonus Track]
17 - Improvisation [Live - Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + artwork

mercredi 17 décembre 2014

AIRELLE BESSON, NELSON VERAS ~ Prélude [2014]


Troublant. Cette émission voilée, ce phrasé, cette douceur, ce lyrisme pudique, cette délicatesse, cette concision dans le propos. L’espace entre les notes…. Chet ? Non, une jeune femme trentenaire, une lady qui, avec sa trompette, chante le jazz. Elle en côtoie les grands noms, a déjà enregistré une trentaine de disques au sein de nombreuses formations et paraît désormais au grand jour. Un jour clair, baigné d’une lumière et animé d’une brise caressantes, où l’on s’allonge sur le sable pour écouter la mer et regarder le ciel. Dans lequel passe une émotion tout à la fois profonde et légère. Légère comme l’air, Elle. Légère et virevoltante comme la guitare de son compagnon de jeu, le Brésilien Nelson Veras. Deux instruments, deux voix en communion qui vous chavirent doucement (O grande amor). Mais l’album se clôt déjà et bien trop tôt par un magnifique Time to say goodbye qui nous laisse sur le rivage, heureux et dans l’attente…
AREWENOTMEN? (Merci d'avance pour vos commentaires !)
P.S. : à notre âge et à l'heure qu'il est, se contenter du rock & pop est pire qu'une aberration, c'est une insulte à la musique même, cela me fait penser à ces pauvres bougres qui avouent sans honte avoir un type de fille... J'en appelle donc à votre curiosité, j'espère ne pas avoir à faire à des ingrats !
Jimmy JIMI   



01 - Ma Lon
02 - Pouki Pouki
03 - O Grande Amor
04 - Neige
05 - Lulea’s Sunset
06 - Full Moon In K
07 - Vertiges
08 - Virgules (Improvisation)
09 - Body And Soul
10 - Birsay
11 - Time To say Goodbye

mercredi 5 novembre 2014

OS MUTANTES ~ Os Mutantes [1968]


Je ne connais pas grand-chose d’Os Mutantes. On dit d’eux qu’ils ont influencé David Byrne, Curt Cobain ou Beck. De quoi exciter plus d’un quidam, non ? Mais si je vous disais qu’ils sont brésiliens et qu’ils ont fait partie du mouvement tropicaliste, les plus curieux auront les yeux qui brillent pour comprendre comment ces connexions ont pu être possibles, les autres imagineront de la bossa nova et s’en détourneront à tort, car si les hippies de Frisco rêvaient d’amour et de liberté, Os Mutantes, eux, ne rêvaient pas, ils l’incarnaient, au point de déranger des gens trop sérieux pour l’admettre quand la dictature s’abattit sur le pays quelques mois plus tard. Je ne pourrais pas vous en dire beaucoup plus, si ce n’est que vous pouvez vous attendre à tout, y compris dans un même morceau et que, sous le soleil de Rio, l’amour et la liberté devaient avoir un tout autre parfum qu’à Londres ou Frisco, et que cette fragrance-là vous emmènent juste un peu plus loin. Et pour moi, tout ça suffit à mon bonheur…
Audrey SONGEVAL (Merci d'avance pour vos commentaires !)
P.S. : voilà un groupe qui portait bien son nom. Les sixties n'étaient pas avares en excitantes bizarreries, mais nos amis mutants sont vraiment à mettre dans le haut du panier, et ils valent donc bien davantage qu'un détour curieux. Qu'ils interprètent leurs propres compositions, celles des magnifiques Caetano Veloso, Gilberto Gil, Jorge Ben ou même un titre popularisé par Françoise Hardy, c'est le même acide lysergique qui se met à couler des enceintes. Paré pour l'expérience ?
Jimmy    


01 - Panis Et Circenses
02 - A Minha Menina
03 - O Relógio
04 - Adeus Maria Fulô
05 - Baby
06 - Senhor F
07 - Bat Macumba
08 - Le Premier Bonheur du Jour
09 - Trem Fantasma
10 - Tempo No Tempo (Once Was A Time I Thought)
11 - Ave Gengis Khan
MP3 (320 kbps) + artwork
Ave Mutantes with BM36