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vendredi 17 février 2017

THE POGUES ~ If I Should Fall From Grace With God [D.R.] [1988]


Dans le monde du rock, il existe certainement une malédiction profondément injuste frappant groupes et artistes qui ne se sont pas pris au sérieux pour être un jour malgré tout être pris au sérieux en retour, comme si une telle démarche était incompatible avec le talent. Si vous n’avez pas d’exemples en tête, en voici quelques-uns au hasard : Madness, Badfinger, Nino Ferrer, Damned, De la Soul. Parmi ces maudits, les Pogues figurent en bonne place sous prétexte qu’ils versaient en plus dans le supposé folklorique irlandais. Non, mais vraiment, comment prendre ce groupe au sérieux alors qu’il a composé Fiesta, ce machin qui a eu le malheur de tomber dans l’oreille d’un sourd béotien nommé Patrick Sébastien ? En plus, derrière cette première malédiction s’en cache une seconde, celle d’avoir offert Rum, Sodomy and the Lash comme s’il s’agissait de leur chef d’œuvre, alors qu’ils le surpassèrent sur le suivant en termes d’inspiration mélodique, stylistique et de richesse sonore, parfaitement captée par la production limpide et inspirée de Steve Lilywhite. Donc, rétablissons quelques vérités, les Pogues méritent tout à fait sérieusement de figurer dans le Panthéon des plus grands groupes toute catégorie de leur décennie et ils n’ont pas composés qu’un seul authentique chef d’œuvre mais deux, dont celui-là qu’on oublie « sérieusement » trop souvent. Non mais sans rire !
Audrey SONGEVAL (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - If I Should Fall From Grace With God
02 - Turkish Song Of The Damned
03 - Bottle Of Smoke
04 - Fairytale Of New York
05 - Metropolis
06 - Thousands Are Sailing
07 - Fiesta
08 - Medley - The Recruting Sergeant - The Rocky Road To Dublin - The Galway Races
09 - Streets Of Sorrow Birmingham Six
10 - Lullaby Of London
11 - Sit Down By The Fire
12 - The Broad Majestic Shannon
13 - Worms
14 - The Battle March Medley [Bonus Track]
15 - The Irish Rover [Bonus Track]
16 - Mountain Dew [Bonus Track]
17 - Shanne Bradley [Bonus Track]
18 - Sketches Of Spain [Bonus Track]
19 - South Australia [Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + artwork


mercredi 15 février 2017

PATRICK EUDELINE ~ Le Petit Gars Qui Se Roulait Par terre [2016]


"Freddy a 17 ans au début des années 1960. Fils d'un ouvrier chez Citroën et d'une mère au foyer, son quotidien se limite aux sorties avec ses copains, aux petits travaux mal payés et aux combines. Lui et ses amis sont passionnés de rock, qui vient d'arriver en France. Entre fiction et réalité, Patrick Eudeline raconte cette époque et la première apparition de Johnny Hallyday à la télévision." 

Je ne l'ai pas encore lu, mais l'auteur, le titre, le dessin de couverture, le sujet : tout ça respire le chef-d'oeuvre !
JIMMY JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)


mardi 7 février 2017

SHANNON WRIGHT ~ Division [2017]


Ah, cette très chère Shannon... En voilà une sur laquelle on peut toujours compter, une âme trop pure pour galvauder son immense talent. Sur ses précédents albums (tous magnifiques), elle caressait la mélancolie dans le sens du poil d'une main pour mieux lui filer des torgnoles de l'autre ! Ici, on marche encore tout près du bord de la falaise, mais le vent souffle un peu moins fort. Elle encercle le spleen armée de mille petites trouvailles pour mieux l'apprivoiser. Division est un grand disque de nuances dans une époque qui en manque cruellement.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)    


01 - Division
02 - The Thirst
03 - Wayward
04 - Accidental
05 - Seemingly
06 - Soft Noise
07 - Iodine
08 - Light House (Drag Us In)
MP3 (320 kbps) + front cover


lundi 6 février 2017

RAMONES ~ Rocket To Russia [D.R.] [1977]


La récente réédition du fameux premier Ramones donne un statut culte à cet album, qui serait ainsi le plus grand de tous les disques punks (dixit le magazine Rolling Stones). Or, même si cette dimension parait incontestable, il est curieux qu’elle occulte la seule véritable question rock’n'rollienne qui mérite à ce jour d’être posée. Oubliez les dilemmes "Beatles ou Stones ?" ; "Macca ou Lennon (et Harrisson, c’est du poulet ?)?"; "Blur ou Oasis ?" ; "Johnny, Eddy ou Dick ?". Non, la seule question véritablement rock’n'roll qui vaille d’être posée et qui d’ailleurs, ô grand malheur et damnation, n’a toujours pas trouvé de véritable réponse (d’où l’absolue urgence de la replacer aux devants de tous les débats un minimum sérieux auquel il est notre devoir de participer), donc cette fameuse question (j’espère que vous suivez, mais je sais que votre pratique de l’Everett est tel qu’on ne peut plus vous égarer (d’ailleurs, je sens que l’influence dudit Everett plane sur ces multiples parenthèses (peut-être parce que son fantôme frétille déjà d’impatience d’y répondre)) est la suivante : le meilleur album des Ramones est-il Leave home , Rocket to Russia ou Road to ruin ? Après ça, on peut toujours courir pour relever le niveau rock’n'roll du machin. Parce qu’aussi bon/grandiose/exceptionnel (à vous de choisir) que fut leur premier opus, ils le surpassèrent à notre plus grand plaisir à ces trois reprises et que, par conséquent, il conviendra de ce fait de réviser ledit classement des disques punks dans la foulée pour rétablir cette vérité qui est que les Ramones ont écrit quatre des plus grands disques punk de tous les temps. CQFD. Point barre. Hallelujah ! Donc, on recrache son chewing-gum, on retire son nez du tube de colle, et on est prié d’y répondre fissa pour faire valoir ses arguments. En tout cas, pour ma part, voici ma tentative bien entendu hautement critiquable, mais totalement assumée avec ma copine Batte de base-ball. J’entends une voix qui ose me contredire ? Viens donc par là que je te cause ! Bing ! Bang ! Paf ! Pouf ! Suivant !
Audrey SONGEVAL (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Cretin Hop
02 - Rockaway Beach
03 - Here Today, Gone Tomorrow
04 - Locket Love
05 - I Don't Care
06 - Sheena Is A Punk Rocker
07 - We're A Happy Family
08 - Teenage Lobotomy
09 - Do You Wanna Dance
10 - I Wanna Be Well
11 - I Can't Give You Anything
12 - Ramona
13 - Surfin' Bird
14 - Why Is It Always This Way
15 - Needles & Pins [Early Version - Bonus Track]
16 - Slug [Demo - Bonus Track]
17 - It's A Long Way Back To Germany [U.K. B-Side - Bonus Track]
18 - I Don't Care [Single Version - Bonus Track]
19 - Sheena Is A Punk Rocker [Single Version - Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + artwork


vendredi 3 février 2017

VARIOUS ARTISTS ~ Bowie Heard Them Here First [C. 2014]


J'adore les pôles opposés, celui de la reprise comme celui où naît la source. Très jeune, les anciens m'ont fortement conseillé d'apprendre les notes de pochettes par cœur et d'en tirer les conclusions qui s'imposent. J'ai toujours beaucoup de peine quand je rencontre des fans de Bowie qui ignorent jusqu'aux noms de Biff Rose, de Ron Davies et même celui des Easybeats. Le présent florilège est malheureusement incomplet, mais il donne déjà un bel aperçu de l’éclectisme du grand David. La plupart des titres sont très connus, mais d'autres risquent d'enchanter les paresseux qui négligent de lire les crédits des chansons.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !) 


01 - Paul Revere & the Raiders - Louie - Go Home
02 - Bobby Bland - I Pity The Fool
03 - Biff Rose - Fill Your Heart
04 - Ron Davies - It Ain't Easy
05 - The Velvet Underground - White Light/ White Heat
06 - The Mojos - Everything's Alright
07 - The Easybeats - Friday On My Mind
08 - The Pretty Things - Rosalyn
09 - The Merseys - Sorrow
10 - The Kinks - Where Have All The Good Times Gone
11 - Chuck Berry - Around And Around
12 - Eddie Floyd - Knock On Wood
13 - Jacques Brel - Amsterdam
14 - Johnny Mathis - Wild Is The Wind
15 - Lotte Lenya & The Three Admirals - Alabama Song
16 - Tom Verlaine - Kingdom Come
17 - Metro - Criminal World
18 - Iggy Pop - Don't Look Down
19 - Martha & The Vandellas - Dancing In The Street
20 - Roxy Music - If There Is Something
21 - The Walker Brothers - Nite Flights
22 - Pixies - Cactus
23 - The Modern Lovers - Pablo Picasso
24 - The Legendary Stardust Cowboy - I Took A Trip On A Gemini Spaceship
MP3 (320 kbps) + front cover
Bowie source with BM310


mercredi 25 janvier 2017

LOU REED ~ The Blue Mask [1982]


A l'époque, nous surfions sur la nouvelle vague, mais ça ne nous empêchait pas de demeurer fidèle au vieux Lou - fidèle, il faut bien l'avouer, comme on peut l'être avec une fille qui fait pourtant tout pour se faire éjecter à grands coups de pieds dans le tagada ! Il faut se souvenir que deux ans auparavant, totalement rongé par l'alcool, le bonhomme nous avait offert un Growing up in public (co-écrit avec le bras cassé qui lui servait de chef de troupe (Michael Fonfara)) plus insipide que l'ennui. A dire vrai, j'avais acheté ce Blue mask pour la photo de pochette empruntée à Transformer (et puis, peut-être, aussi, parce que des artistes comme Lou Reed on avait envie de leur donner une deuxième, troisième, quatrième ou cinquième chance !). Avant même la première écoute, les crédits se montrèrent plus que rassurants, puisque le génial Robert Quine (ex. Voidoids) et fan du Velvet Underground (il vendra bientôt les live qu'il enregistrait sur un magnétophone portable) remplaçait le baltringue cité plus haut. Sur des rythmiques sobres et impeccables, les deux hommes entremêlent amoureusement leurs cordes pour un résultat magnifique dépassant toutes nos espérances. Le son est simple, cru, sans aucun chichi. L'ambiance générale est plutôt calme quand surgit le premier dragon qui donne son titre à l'album. Nous tenions là un des machins les plus vicieux et superbe, non pas seulement de la discographie du Reed mais de toute la grande Histoire. Lou s'arrache le gosier et les guitares font pleurer les étoiles. Deux titres plus loin, rebelote avec Waves of fear, laquelle raconte une hallucinante crise d'angoisse alcoolisée. En attendant New York, cet album splendide nous aidera à supporter des bidules comme Mistrial. Ah, mes chers petits, ce n'était pas toujours facile d'être fan de Lou Reed !
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)  

  
01 - My House
02 - Women
03 - Underneath The Bottle
04 - The Gun
05 - The Blue Mask
06 - Average Guy
07 - The Heroine
08 - Waves Of Fear
09 - The Day John Kennedy Died
10 - Heavenly Arms
MP3 (320 kbps)
Way to blue with BM307


mercredi 18 janvier 2017

VARIOUS ARTISTS ~ Love Hit Me! Decca Beat Girls 1962-1970 [C. 2016]


Voici un superbe florilège qui fleure bon la minijupe ! Mais, en ces années magiques, les jolies anglaises ne se contentaient pas d'exhiber leurs mignonnes gambettes en défilant le long de Carnaby Street. Sur tous les enregistrements live d'époque, on les entend hurler jusqu'à s'expédier dans les vapes ! Du côté des bacs à disques, par contre, les garçons leur laissèrent beaucoup moins de place. Chez Decca comme ailleurs, elles seront peu nombreuses à pouvoir mener de véritables carrières. A de rares exceptions près, on les croirait presque interchangeables : des voix gorgées de sucre d'orge posées sur des orchestrations louchant évidemment sur les divines friandises de Maître Spector. Rien d'indispensable, peut-être, mais qu'est-ce que c'est bon le temps que ça vous coule dans les oreilles ! Avec, en prime, deux belles œillades à notre pays. So sexy.     
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !) 


01 - Billie Davis - I'm In Love With You
02 - Dana Gillespie - No! No! No!
03 - Marianne Faithfull - That's Right Baby
04 - Beverley - Where The Good Times Are
05 - Twinkle - Poor Old Johnny
06 - The Orchids - Love Hit Me
07 - The Satin Bells - I Stand Accused (Of Loving You)
08 - Truly Smith - I Wanna Go Back There Again
09 - Adrienne Poster - Something Beautiful
10 - Lulu - I'll Come Running Over
11 - Barry St. John - Hey Boy
12 - Goldie & The Gingerbreads - Little Boy
13 - The Exceptions - What More Do You Want
14 - Louise Cordet - So Hard To Be Good
15 - Sandra Barry & The Boys - Really Gonna Shake
16 - Elkie Brooks - The Way You Do the Things You Do
17 - Billie Davis - I Want You To Be My Baby
18 - Jean Martin - Save The Last Dance For Me
19 - Beryl Marsden - Love Is Going To Happen To Me
20 - The Orchids - Don't Make Me Mad
21 - The Vernons Girls - Dat's Love
22 - Babbity Blue - Don't Make Me (Fall In Love With You)
23 - Twinkle - Golden Lights
24 - Marianne Faithfull - Hier Ou Demain
MP3 (320 kbps) + artwork


lundi 16 janvier 2017

GENE CLARK ~ Gene Clark [aka 'White Light'] [1971]


Mon précédent post concernant Gene Clark avait notamment suscité ce commentaire enthousiaste d'Olivier B. : "Je ne connaissais pas le bonhomme et la découverte est fondamentale !" Je ne pouvais quand même pas laisser ce garçon avec un unique disque de demos. Voici donc White light : un phare au milieu de la nuit, une main amie au fond de la solitude... Pour certains (dont je suis), on a rarement fait plus beau avec une guitare en bois et un micro. Cela fait des décennies qu'il me console de tout comme de rien, qu'il me bouleverse sans que je parvienne à mettre des mots sur tant d'émotions. Alors, débrouillez-vous donc avec ça !  
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)

   
01 - The Virgin
02 - With Tomorrow
03 - White Light
04 - Because Of You
05 - One In A Hundred
06 - For A Spanish Guitar
07 - Where My Love Lies Asleep
08 - Tears Of Rage
09 - 1975
10 - Because Of You [Alternate Mix - Bonus Track]
11 - Stand By Me [Previously Unreleased - Bonus Track]
12 - Ship Of The Lord [Previously Unreleased - Bonus Track]
13 - Opening Day [Previously Unreleased - Bonus Track]
14 - Winter In [Rare Track - Bonus Track]
MP3 (320 kbps) + artwork


jeudi 12 janvier 2017

MARC SEBERG ~ 83 [1983]


Grand fan de Marquis de Sade, je m'étais précipité sur ce premier album de Marc Seberg, dans lequel on retrouvait Anzia et Philippe Pascal, et je n'avais pas été déçu (cela viendrait plus tard, quand le groupe, cherchant à élargir son audience (il faut bien vivre, ma petite dame) aura une fâcheuse tendance à se simplemindiser toujours davantage de disque en disque). Ceux qui aimaient leur rock tendu comme un fil de funambule au-dessus de la nuit ne pouvaient être que conquis par ce premier jet splendide. On a beau dire, l'âge et l'époque comptent. J'étais encore un peu jeune pour le punk, mais il était hors de question que je loupe cette nouvelle vague : j'allais enfin pouvoir vivre une expérience en direct - et c'était un beau moment car les groupes d'ici se montraient souvent à la hauteur de leurs confrères anglo-saxons. Le blues sera remplacé par des influences plus européennes, plus romantiques, pour une autre façon de magnifiquement broyer du noir ! Certains prétendent que cette musique a beaucoup vieilli ; personnellement, je pense qu'elle est si intense qu'elle réclame un investissement total que nous ne sommes peut-être plus prêts à lui offrir.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Jour Après Jour
02 - Surabaya Johnny
03 - Personalities
04 - Sylvie
05 - Don't Fall
06 - Sans Mémoire
07 - No Way
08 - Tricks Of Mind
09 - Strikes
10 - The Shriek
11 - Venus In Furs [Bonus Track]


vendredi 6 janvier 2017

GENE CLARK ~ The Lost Studio Sessions 1964-1982 [C. 2016]


Ne jamais confondre les fonds de tiroirs et les trésors cachés. Si, aujourd'hui, un type offrait des chansons à moitié aussi magnifiques que celles que l'on trouve réunies sur ce florilège inespéré, on le prendrait pour un dieu vivant ! J'adore ces disques qui bouleversent une poignée de fans, alors que le reste du monde n'en prendra jamais connaissance... Certains titres dormaient sur une pauvre étagère depuis 1964, ça laisse pensif. Faites l'expérience, écoutez ne serait-ce que cette version de Back street mirror, et regardez-vous vous évanouir dans le reflet de la lune ! Notre oyseau de bonheur écrivait, composait, jouait et chantait comme un ange en se débattant avec grâce contre la surdité de ses contemporains. Cette pépite fut la trouvaille magique de l'an passé, juste au cas où vous seriez passé à côté...  
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - The Way I Am [Spring 1964]
02 - I'd Feel Better [Spring 1964]
03 - That Girl [Spring 1964]
04 - A Worried Heart [Spring 1964]
05 - If There's No Love [Spring 1964]
06 - Back Street Mirror [January 26, 1967]
07 - Don't Let It Fall Through [January 26, 1967]
08 - Back To Earth Again [Spring 1970]
09 - The Lighthouse [Spring 1970]
10 - The Awakening Within [Spring 1970]
11 - Sweet Adrienne [Spring 1970]
12 - Walking Through This Lifetime [Spring 1970]
13 - The Sparrow [Spring 1970]
14 - Only Yesterday's Gone [Spring 1970]
15 - She Darked The Sun [With Flying Burrito Bros, Spring 1970]
16 - Roll In My Sweet Baby's Arms [July - September 1972]
17 - She Don't Care About Time [July - September 1972]
18 - Don't This Road Look Rough And Rocky [July - September 1972]
19 - Bars Have Made A Prisoner Out Of Me [July - September 1972]
20 - One Hundred Years From Now [Nyteflyte, July 10, 1982]
21 - (The) Letter [Nyteflyte, July 10, 1982]
22 - Still Feeling Blue [Nyteflyte, July 10, 1982]
23 - No Memories Hangin' Round [Nyteflyte, July 10, 1982]
24 - I'll Feel A Whole Lot Better [Nyteflyte, July 10, 1982]




jeudi 5 janvier 2017

THEO HAKOLA ~ I Fry Mine In Butter! [2016]


Ah, le fameux album de reprises, celui que beaucoup ont tenté, mais que si peu ont vraiment réussi. Le résultat se juge d'abord à l'élégance du choix des chansons (avec quelques titres un peu pointus pour faire encore plus chic), puis au talent que l'interprète saura y mettre pour se les approprier. Ici, tous les paramètres sont au beau fixe. Pour le premier, un coup d’œil rapide à l'intérieur des crochets que j'ai ajoutés dans la set list devrait convaincre les connaisseurs. Quant au reste, Théo Hakola (ancien chanteur et guitariste de Orchestre Rouge et Passion Fodder, pour ceux qui auraient la mémoire qui flanche) ratisse large, mais beau et juste. Splendide. 
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Bourgeois Blues [Leadbelly]
02 - Blank Generation [Richard Hell & The Voidoids]
03 - Coyote [Joni Mitchell]
04 - Song To The Siren [Tim Buckley]
05 - Subterranean Homesick Blues [Bob Dylan]
06 - Saint Louis Blues [W.C. Handy]
07 - Ruby, Don't Take Your Love To Town [Johnny Darrell]
08 - Sam Stone [John Prine]
09 - Danseuse [Gabriel Fauré]
10 - The Old Lovers Song [Jacques Brel]
11 - 1913 Massacre [Woody Guthrie]
12 - I Fall To Pieces [Patsy Cline]
13 - White Man In Hammersmith Palais [The Clash]
14 - (I Don't Want To Go To) Chelsea [Elvis Costello]
15 - Heroin [The Velvet Underground & Nico]
MP3 (320 kbps) + front cover


mercredi 4 janvier 2017

ALEJANDRO ESCOVEDO ~ Burn Something Beautiful [2016]


Hé, lisez-moi ça, c’est pas beau écrit ainsi : "I got a sunday morning feeling in the middle of a saturday night !"
Bordel, que n’y ai-je pensé plus tôt, c’était ce truc-là qu’il me fallait l’autre jour, je ne sais plus lequel… dimanche, c’est ça, pour la Perfect Week. Surtout que depuis quelques années, Alejandro forme avec Chuck Prophet le duo le plus classe de la galaxie, "Chuckie" écrit (et gratte), Alejandro chante et gratte (et écrit). Et tout ça avec qui aux manettes ? Tout juste Auguste, l’Auguste euh l’illustre Visconti, Tony de son prénom. Enfin, à mon avis, c’est plutôt Antonio, mais vous voyez l’idée, c’est le principal. Donc, en fait, je recompte, on a bien un trio. C’est vous dire, au passage, si je guette toujours ce qui se passe du côté de l’axe Frisco/Austin. Ouais, parce que Chuck habite à San Francisco et Alex à Austin, faut tout vous expliquer. Habitait Austin en fait, un ouragan a récemment détruit sa maison, il a embarqué sa famille à Houston depuis, je sais que la géographie, ça vous intéresse… Autant vous le dire tout de suite, l’attente fut récompensée au-delà de mes espérances (c’te phrase de merde, ça quand je m’applique pas je m’applique pas…) Tout y est, le mélange glam-country-americana-punk, oui, monsieur, ça existe, les titres à double voire triple sens, les entrelacs de gratte (les QUOI ? non, mais t’es barré mon gars, bientôt on va avoir droit à "son dernier opus"…), les paroles chantés-parlés, les citations Thunders/Dolls récurrentes, les clins d’œil incessants et les heartfelt ballads qui rendent son dernier opus (putain, j’en étais sûr !) reconnaissable dès les premières notes. Y a même les hou-hou et les licks de guitare de… non, mais attends, c’est pas "Chuckie", là, pas Alex non plus, j’le reconnais quand c’est lui, qu’est-ce qui se passe ? Voyons, fais voir la pochette ! Naaaan, j’le crois pas (ah, voilà, tu vois quand tu t’appliques) plus aucune trace de Prophet ni de Visconti, c’en est fini de l’axe Frisco/Brooklyn (ouais parce que Tony, comme tous les Tony, il vient de Brooklyn, décidément ça suit pas …) ! Au lieu de ça, on a droit à Peter Buck, tiens, d’ailleurs, vous avez écouté ses disques solo à Peter Buck ? Non ? Ils sont étonnants, je vous les recommande. Peter Buck donc, qui s’en donne ici à cœur joie, compos-productions-guitares, débridé comme jamais, ce mec est un vrai punk faut le savoir, et puis l’entente avec Alex, on dirait qu’ils ne se sont jamais quittés ou toujours connus. Mais me direz-vous, c’est qui qui fait le troisième larron ? J’y viens… C’est le jeune Scott Mc Caughey, le mec des Young Fresh Fellows (c’est pour ça que je dis jeune, je sais pas son âge en fait). Mais si, vous savez, les YFF, auto-proclamés petit cousins des, comment ils s’appellent déjà… Replacements, c’est ça ! L’axe Minneapolis/Seattle, on voyage aujourd’hui, dites-moi. Mc Caughey, le filleul adoubé du fier parrain Westerberg ! La boucle est bouclée. En conclusion, je vous propose pour débuter 2017 l’un des meilleurs disques de l’année passée (il n’apparaîtra dans aucun classement "Best of 2016", je vous le parie) et vous, vous hésitez encore ? Naaaan, j’le crois pas !
Everett W. GILLES (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Horizontal
02 - Heartbeat Smile
03 - Sunday Morning Feeling
04 - Suit Of Lights
05 - Redemption Blues
06 - Shave The Cat
07 - Johnny Volume
08 - Beauty Of Your Smile
09 - I Don't Want To Play Guitar Anymore
10 - Beauty And The Buzz
11 - Luna De Miel
12 - Farewell To The Good Times
13 - Thought I'd Let You Know
MP3 (320 kbps) + Cover
Heartbeat smile with BM300


jeudi 1 décembre 2016

THE ROLLING STONES ~ Blue & Lonesome [2016]


Certes, personne ne s'est foulé en ce qui concerne la conception de la pochette, mais, pour le reste, c'est sans doute ce que les vieux fans (qui ont cessé de croire aux miracles depuis lurette) pouvaient espérer de mieux. Nos papys flingueurs couvrent donc une poignée de blues millésimés qu'ils ont enregistrés en quelques heures dans les conditions du direct. Il n'y a pas de chichis, c'est du brut de décoffrage (seuls Chuck Leavell, Matt Clifford (claviers) et Eric Clapton (sur deux titres) apportent une pincée de sel supplémentaire). A la rythmique, Charlie et Darryl assurent crânement ; Mick est très en voix et en souffle (puisque l'harmonica est quasi omniprésent) ; mais la meilleure surprise provient surtout des guitares : pour l'occasion particulière, Keith lâchent enfin un peu ses riffs paresseux mi cool mi cradingues pour se risquer dans des entreprises un tantinet plus dangereuses, pendant que Ronnie enlumine l'affaire avec des contrepoints particulièrement classieux. Voilà, on a connu mieux mais beaucoup plus sombre aussi. Ici, on pourra sentir poindre une jolie excitation. 
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)     


01 - Just Your Fool
02 - Commit A Crime
03 - Blue And Lonesome
04 - All Of Your Love
05 - I Gotta Go
06 - Everybody Knows About My Good Thing
07 - Ride 'em On Down
08 - Hate To See You Go
09 - Hoo Doo Blues
10 - Little Rain
11 - Just Like I Treat You
12 - I Can't Quit You Baby
MP3 (320 kbps) + front cover

jeudi 24 novembre 2016

VARIOUS ARTISTS ~ V.A. ~ Punk 45; Les Punks, The French Connection [C. 2016]


Nos amis anglais de chez Soul Jazz Records (un des meilleurs labels de rééditions) rendent hommage au punk d'ici. On ne va pas bouder notre plaisir, mais on pourra toujours se demander pourquoi certains groupes ont le droit à deux titres, alors que d'autres ont malheureusement été oubliés (je vous laisse le choix de vos favoris). Les groupes de cette époque mériteraient un bon gros coffret, mais je suis las de l'attendre. Pour le reste, j'imagine qu'il n'est pas nécessaire de vous faire un dessin, que vous vous doutez du joyeux boxon qui règne à l'intérieur de cet écrin... Ironie de l'histoire, nombre de dinosaures que ces jeunes gens voulaient chasser de la scène sont encore dans le circuit (même en déambulateurs). C'est égal, cela aura été bon le temps que cela aura duré.  
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Marie Et Les garçons - Rien A Dire
02 - Metal Boys - Sweet Marylin
03 - Fantômes - I Wanna Be Your Dog
04 - Gazoline - Sally
05 - A 3 Dans Les WC - Photo Couleur
06 - Asphalt Jungle - Planté Comme Un Privé
07 - Warm Gun - Broken Windows
08 - Metal Urbain - Paris Maquis
09 - Electric Callas - Kill Me Two Times
10 - Kas Product - Mind
11 - 84 Flesh - Salted City
12 - Les Olivensteins - Euthanasie
13 - Angel Face - Wolf City Blues
14 - Guilty Razors - Hurts And Noises
15 - Dogs - Here Comes My Baby
16 - Charles De Goal - Dans Le Labyrinthe
17 - Guilty Razors - I Don't Wanna Be A Rich
18 - Marie Et Les garçons - A Bout De Souffle
19 - Calcinator - Electrifié
MP3 (320 kbps) + artwork


mardi 22 novembre 2016

WOODEN SHJIPS ~ Back To Land [2013]


"Idiz so simple haow." (ou à peu près…)
Je suis fan de Ripley Johnson. Mais vraiment. Pour que vous sachiez où vous allez… Déjà, ce nom, Ripley Johnson, est-il possible de faire plus cool, même si on peut soupçonner un léger pseudo ? Et Wooden Shjips, c’est pas cool écrit comme ça, ce J batave paumé au milieu d’une imagerie que plus hippie que ça il te reste Grateful Airplane ou Jefferson Handkerchief (ça, c’est pour les connaisseurs, chuis sûr qu’y en a parmi vous). Quant aux lascars qui l’entourent dans ce fameux groupe fumeux, tenez-vous bien : Dusty Jermier, Nash Whalen et Omar Ahsanuddin, aaaah comment je m’éclate là ! Ripley Johnson joue aussi dans un autre groupe, un duo appelé Moon Duo (ben ouais) qu’il a formé avec Sanae Yamada (j’arrête, vous allez fatiguer…) Ripley Johnson, quand il chante, on comprend rien. Et quand je vous dis rien, c’est rien; soit on capte pas les paroles, soit on ne voit pas ce qu’elles veulent dire. Normalement, ça devrait rendre malade le fan ultime du singer-songwriter U.S. que je suis (fan, pas singer-songwriter, hein), au lieu de ça Wooden Shjips me transporte, et je chante avec Ripley à chaque écoute; l’avantage, c’est qu’on a le droit de se tromper, et qu’on est tout content de tomber juste au moment où il répète le titre du morceau : ben ouais, il est écrit donc on là sait ce qu’il dit et donc j’attends et, avec lui … Back to land, yeah ! Ripley Johnson est aussi, passez-moi l’expression, un putain de guitariste mais, là, c’est vraiment comme je les aime : simple mais merde, comment y fait ? C’est un tel fouillis psych-fuzz mélangeant inspiration et hypnotisme rythmique qu’on se rend pas toujours compte quand c’est le clavier qui prend le relais, ou le synthé, ou la boîte à rythmes (ah non, y en a pas), c’est bien la preuve que la guitare est fondue, ou perdue, dans ce marécage électrique. Ou pas, vous me direz. Tiens, d’ailleurs, même sa guitare elle explose les canons de la coolitude. En plus, elle porte son nom, hé, une Airline DLX Ripley de chez Eastwood, c’est pas un tout petit peu plus la classe qu’une Ibanez Joe Satriani Model ou que sais-je ? Non ? NON ? Ah bon, j’aime mieux ça. Après, avec sa tronche de Hipster San Franciscain mutique, vue et revue depuis maintenant trop longtemps, on est en droit de s’en méfier de ce Ripley mais, là, je vous connais (depuis le temps…), vous êtes comme moi : le délit de sale/belle gueule n’existe pas ici. Et c’est tant mieux, figurez-vous que le gars est super cool, certes mutique dans l’exercice de sa fonction (à part quand il chante, je vous ai parlé de son chant ?) mais en dehors ? Adorable, pas volubile mais presque… Vous pourrez vérifier en cherchant le What’s in my bag qui lui est dédié. Ou en concert, c’est encore mieux. Surtout? si vous y rajoutez la convivialité d’une petite salle en Espagne, enfin, au Pays Basque, où promiscuité, bonne humeur et consos à tarifs locaux rajoutent à la fête…. Ce qui précisément nous transporte loin, très très loin de ce qui a pu m’amener à vous parler de Ripley et ses Shjips. Ouais, en fait vous pouvez oublier tout ce que vous venez de lire, elle est pas bonne celle-là ? Non, c’est juste qu’à la lecture du récent billet de Jimmy sur Berlin, je me suis souvenu que les Wooden Shjips sonnent pour moi exactement comme un, que dis-je, LE Velvet des années 00-10’s (c’est comme ça qu’on écrit ?) Ce dont personne, absolument personne, n’a rien à cirer aujourd’hui.  Ça pourrait même éventuellement générer une bordée d’insultes ou d’ironie envers votre bien humble serviteur. Mais j’adorerai ça et me marre déjà, à l’avance. Hé ouais, si y en a qu’un qui rigole, autant que ce soit moi ! Ah, un dernier truc (je vais pas vous lâcher comme ça …) : vous trouverez ici un bonus; en général, je ne fais pas ça, mais c’est juste parce qu’il s’agit de la version "acoustique" de l’original qui, que … ah, allez, Morceau Du Siècle : These Shadows !
Everett W. GILLES (Merci d’avance pour vos commentaires !)
P.S. : oui, bien sûr, vous trouverez quelques traces du passage des Wooden Shjips en vidéo chez Marius, sur le Canut Brains…


































01 - Back To Land
02 - Ruins
03 - Ghouls
04 - These Shadows
05 - In The Roses
06 - Other Stars
07 - Servants
08 - Everybody Knows
09 - These Shadows [Acoustic Version] [Bonus]