lundi 21 mars 2016

VARIOUS ARTISTS ~ Suomi [2016] par Keith Michards



Vive le pays des droits de l'homme. Vive la sixième puissance économique mondiale, qui octroya le droit de vote aux femmes en 1944. Tout simplement, vive la France ! Enfin, ne faisons quand même pas trop les malins, parce qu'au chapitre des droits des femmes, la Finlande pourrait élégamment nous botter le cul. Elle qui leur donna l'occasion de s'exprimer dans les urnes dès 1906 et permit à dix-neuf d'entre-elles d'accéder pour la première fois au monde au poste de députée en 1907. Là, ça calme ! Ce qui calme aussi, c'est qu'en 2006, les frappadingues qui composent le groupe Lordi remportèrent le concours de l'Eurovision… collant par la même une vilaine poussée d'urticaire à ce pauvre Michel Drucker ! Et ça, c'est vraiment pas cool !
Keith MICHARDS (Merci d'avance pour vos commentaires !)

01 - Esa Eloranta - Jack Kerouac
02 - Nightwish - Eramaan Viimeinen
03 - Haloo Helsinki ! - Vieri Vesi Vieri
04 - Save - Yhdelle Kumarran
05 - Uniklubi - Tuhka
06 - Suomen Tulli - Aalto & Törmä
07 - Noitavasara - Sydänmurskaa
08 - Äänisirkus - Ainoa
09 - Indica - Valokeilojen Vampyyri
10 - Viikate - 1916 [Motörhead Cover]
11 - Maj Karma - Puumiekka
12 - Verjnuarmu - Mustan Virran Silta
13 - Raskasta Joulua - Heinillä Härkien Kaukalon
14 - Klamydia - Rotat
15 - Värttinä - Kaihon Kantaja
16 - PMMP - San Francisco
17 - Miriam - Vain Sinä Voit
18 - Ultra Bra - Mitä On Taivas ?
MP3 (320 kbps) + front cover




vendredi 18 mars 2016

GHOULTOWN ~ Bury Them Deep [2006] + The Unforgotten Rare And Un-Released [2012]


La dernière fois que j'ai eu la bonne idée de me cuisiner des Enchiladas au Mezcal, je crois que c'était il y a une quinzaine d'années environ. En tout cas, c'était un dimanche, ça je m'en souviens très bien, parce que j'avais parcouru toute la ville, sans oublier la moindre ruelle de terre, pour tenter de trouver cette liqueur d'agave bleue indispensable à ma recette. Damned ! Nada ! La recherche s'étant avérée plus vaine que n'importe quelle miction dans un violon, pas de veine, c'est à ce moment que je pris cette décision folle et irréversible qui changea ma vie à jamais : Traverser le Texas, de Waco à Matamoros, juste après la frontière mexicaine, celle qu'on appelle Rio Grande. Bloody Bullshit ! Partir à la quête de ce précieux breuvage, telle était devenue ma mission. Mon voisin me prêta son cheval teigneux en échange d'un vieux bolo. J'enfilai mes bottes. J'entendis déjà le vent fouetter les herbes du désert et caresser les cordes pendues aux branches. Je ne vais pas vous détailler le récit incroyable de mon horse-trip solitaire, ni vous énerver davantage avec mon histoire (il y aurait pourtant tant à dire !), mais je vous propose ici sa bande originale. A écouter de préférence Stetson sur les yeux et crâne de vache tatoué derrière l'oreille.
NESTOR B. (Merci d'avance pour vos commentaires !)
P.S. : Pour ceux qui voudraient quand même savoir si j'ai trouvé du bon Mezcal, la réponse est oui. Mais je ne suis jamais revenu à Waco finir de préparer mes Enchiladas.


BURY THEM DEEP 
01 - Requiem At Sundown
02 - TeKilla
03 - Blood On My Hands
04 - Mexican Moonshine
05 - Bury Them Deep
06 - Revolucion
07 - Texas Bound
08 - Walkin' Through The Desert
THE UNFORGOTTEN: RARE & UN-RELEASED 
1st Street Sessions
01 - Bury The Hatchet
02 - Killin's A Bitch (And This Bitch Is Killin' Me)
03 - Legend Of Everett Sykes
Rare Cuts
04 - Skeleton Cowboys
05 - Ballad Of Clarence Heckles
06 - Hog Trail
Fatt Traxx Sessions
07 - Boots Of Hell
08 - After 2
09 - Killer In Texas
Crystal Clear Sessions
10 - Pale Skin Diva
11 - Southern Witch
12 - Death Of Jonah Hex [Alt. Version]
13 - Ten Seconds To Blood
Early Gothabilly
14 - Wicked Man 
[Alt. Version] 
15 - Fistful Of Demons [Alt. Version] 
16 - Gunslinger
Live
17 - Tekilla
18 - Dirty Sanchez
19 - Revenge Of Dirty Sanchez
Demos
20 - Between The West And The Setting Sun [2007 Demo]
21 - After 2 [1998 Demo]
MP3 (320 kbps) + front cover


mercredi 16 mars 2016

HOZAN YAMAMOTO, MASABUMI KIKUCHI, GARY PEACOCK & HIROSHI MURAKAMI ~ Ginkai [1977]


Yamamoto Hozan est un merveilleux musicien Japonais qui joue de la flûte en bambou (shakuhachi). Il est aussi réputé pour ses connaissances en matière de musique traditionnelle (il est conférencier à l'université des beaux-arts et de la musique de Tokyo et a été désigné Trésor national vivant) que pour son goût de l'échange; il a ainsi partagé des projets avec Shinichi Yuize (célèbre joueur de koto), Tony Scott, Ravi Shankar ou Jean-Pierre Rampal. Pour ce magnifique Ginkai (Silver world), il s'est fait accompagner d'un superbe trio de jazzmen. Ce n'est rien d'écrire que ça swing et que l'on voyage. Vous vous ferez votre propre film; personnellement, une très jeune danseuse, vêtue d'un somptueux kimono (tel que Kawabata Yasunari pouvait en décrire dans Kyôto) et voltigeant au milieu des papillons ne m'a pas quitté. Vous ne l'écouterez peut-être pas tous les jours, mais quand vous aurez besoin de zénitude, il vous fera un bien fou.      
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)
P.S. : un beau merci à mon ami Arewenotmen? pour cette délicieuse offrande.




01 - Prologue
02 - Silver World
03 - Stone Garden Of Ryoan Temple
04 - A Heavy Shower
05 - Sawanose
06 - Epilogue
MP3 (320 kbps) + artwork

mardi 15 mars 2016

THE ARTWOODS ~ Art Gallery [1966]


Pour les amateurs de métaphores, nous dirons que Jon Lord fut telle cette magnifique jeune fille que tout le monde mangeait du regard avant qu'elle ne prenne cinquante kilos en quelques mois (Ritchie Blackmore, toujours chez Deep Purple, connu semblable mésaventure) ! Seuls son banquier et ceux qui aiment se laver les oreilles au saindoux goûtèrent la métamorphose. Oublions les outrages du temps pour replonger au cœur du Swinging London. Les Artwoods étaient une bande de jeunes mods violentant superbement le rhythm'n'blues sacré. La rythmique ronronne comme le moteur d'une Jaguar, le guitariste lance des flèches empoisonnées, l'orgue tisse de la dentelle ultra sexy, pendant que le chanteur s'égosille magnifiquement. Il suffit de fermer les yeux pour voir des essaims de mignonnes en minijupes danser le jerk dans des grâces égyptiennes ! Sur que ceux qui se pâmèrent à l'époque vécurent difficilement le tournant de la décennie. Les sourdingues appellent ça une oeuvre de jeunesse, les autres préfèrent oublier ce qu'il advint ensuite. 
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)           


01 - Can You Hear Me
02 - Down In The Valley
03 - Things Get Better
04 - Walk On The Wild Side
05 - I Keep Forgettin'
06 - Keep Lookin'
07 - One More Heartache
08 - Work, Work, Work
09 - Be My Lady
10 - If You Gotta Make A Fool Of Somebody
11 - Stop And Think It Over
12 - Don't Cry No More
13 - Sweet Mary [Single A-Side,1964]
14 - If I Ever Get My Hands On You [Single B-Side,1964]
15 - Goodbye Sisters [Single A-Side,1965]
16 - She Knows What To Do [Single B-Side,1964]
17 - I Take What I Want [Single B-Side,1966]
18 - I Feel Good [Single A-Side,1966]
19 - What Shall I Do [Single B-Side,1967]
20 - In The Deep End [Single A-Side,1967]
21 - These Boots Are Made For Walkin' [EP ''Jazz In Jeans'',1967]
22 - A Taste Of Honey [EP ''Jazz In Jeans'',1967]
23 - Our Man Flint [EP ''Jazz In Jeans'',1967]
24 - Routine [EP ''Jazz In Jeans'',1967]
25 - Brother Can You Spare A Dime [Single A-Side,1967, As The St. Valentine's Day Massacre]
26 - Al's Party [Single B-Side,1967 As The St. Valentine's Day Massacre]
MP3 (320 kbps) + artwork


lundi 14 mars 2016

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 107


107. SUR LA ROUTE [DANIEL DARC]

   Olympia et Isidore effectuèrent un travail magnifique. Pendant des mois, chaque week-end s'ouvrait sur un nouveau club parisien, un théâtre de banlieue ou une salle de province. Nous donnèrent même quelques concerts en Suisse, au Luxembourg et en Belgique. Le nom de Mizanu commença à apparaître régulièrement dans la rubrique Le Rock d'ici de Best ou dans les Télégrammes de Rock & Folk et plusieurs fanzines nous consacrèrent des entrefilets ou des articles. Un ami de Guillaume l’appela un soir pour lui annoncer que Philippe Pascal (Marquis de Sade, Marc Seberg), pourtant peu connu pour distribuer des compliments, venait de vanter notre originalité à la radio, suite à notre passage à Rennes. Ce ne fut pourtant pas toujours facile avec les locaux qui se mettaient souvent à nous détester dès que nous leur annoncions que nous venions de Paris, si bien qu'Olympia décida de nous présenter comme un groupe débarquant d'un patelin au nom imaginaire, perdu au fin fond de la Normandie ! Pour des raisons qui m'ont toujours échappées, la plupart s'inventaient des compétitions, comme si le public n'avait pas les oreilles et le cœur suffisamment grands pour accueillir plusieurs offrandes. Le pire venait des groupes qui avaient déjà enregistré un ou deux quarante-cinq tours et se prenaient prématurément pour des stars (parmi ceux-là, je n'en connus jamais qui poussèrent jusqu'à l'album). En vérité, cela représentait bien peu de désagrément comparé au plaisir de se retrouver ensemble sur la route, puis sur scène. Evidemment, à l'occasion, Richard ne put s'empêcher de jouer les rabats joie (il trouvait que nous étions toujours trop mal payés, mal logés, mal tout ce que vous voudrez), mais, même lui, semblait s'épanouir de concert en concert, au point que je crus – naïf que j'étais – que le pipi de chat (voir chapitre précédent) pouvait vraiment se transformer en élixir.

   Un triste soir où le flipper et le percolateur d'Un Joli Nom avaient décidé de se mettre en panne dans un même geste d'humeur (c'est incroyable les petits souvenirs que l'on peut conserver), la grand-mère de Polina sonna la fin des festivités. D'après elle, les résultats scolaires de notre violoncelliste pâtissaient de nos virées électriques, et il était absolument hors de question que nous lui fassions rater son bac. Toujours la même vieille histoire qui ne parvient pas à se démoder. Nous fermâmes donc notre boutique à fantasmes jusqu'à l'obtention du précieux papelard.

   Je n'ai jamais aussi peu révisé de ma vie, encore moins que lorsque nous courions de scène en scène, parce que la frustration m'empêchait de me concentrer, parce que le parfum délicieux des planches piquait ma gorge en manque, parce que j'avais l'impression que nous avions trahis... Tous les prétextes étaient bons pour filer à la bibliothèque où j'empruntais tout et n'importe quoi avant de rejoindre la chambre d'Olympia pour m'enivrer de musique, de souvenirs et de parfums intimes...