mercredi 18 février 2015

LEO FERRE ~ Il Est Six heures Ici... Et Midi A New York [1979]


Ce n'est pas la période la plus connue de l'immense Léo, mais je crois bien que c'est celle qui me passionne davantage que tout autre. Ce disque n'a besoin que d'une poignée de secondes pour filer le Grand Frisson. Ici, tout hurle au génie. La voix, les textes, la musique, l'orchestre, les chœurs : oui, tout lèche le cul de la lune avec une insolence absolument bouleversante ! C'est l'un des disques que j'ai le plus écouté dans ma vie, tous styles confondus. Brassens s'était autoproclamé pornographe de la chanson, j'espère qu'il aura écouté la Porno song qui dégouline sur cet album, ça gicle autrement plus loin ! Comme l'ensemble de ce monumental chef-d'oeuvre, d'ailleurs, qui renvoie la concurrence jouer au bord du bac à sable ! Quand Ferré atteint ce niveau-là, on ne peut plus le comparer qu'aux plus grands poètes et compositeurs des siècles passés. Cet homme savait offrir des "tubes" au plus large des publics, mais il pouvait également gagner des sphères émotionnelles que les meilleurs de ses collègues ne pourront jamais atteindre. Ceux qui ne jurent que par les songwriters Américains devraient jeter une oreille sur ce qui se trafique sur ces six trésors pour voir un peu jusqu'où on peut emmener une chanson. J'aime beaucoup les charmantes petites rivières mais plonger au cœur de l'océan, c'est tout de même un autre vertige... 
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)              

  
01 - Des Mots
02 - Les Musiciens
03 - Ma Vie Est Un Slalom
04 - Porno Song
05 - La Nostalgie
06 - Il Est Six Heures Ici... Et Midi À New York
MP3 (320 kbps) + artwork

14 commentaires:

Arewenotmen? a dit…

Je ne connais ni cet album ni même aucune des chansons qui le composent... Je me précipite donc là-dessus. Ferré reste un de nos plus grands poètes, voilà tout.

Jimmy Jimi a dit…

Je l'avais déjà posté sur le Club, j'ai donc eu raison de faire un nouveau tour de piste. Si tu aimes Ferré, tu risques de te prendre une claque (d'amour!) monumentale.

charlu a dit…

tu as raison, plonger dans l'océan, c'est se débattre avec des remouds sans fond.. avec Léo faut savoir nager sinon tu flottes et pars à la dérive en ignorant la mémoire de la mer.
La petite rivière, je la vois sur "Jolie Môme".. plus on avance dans sa carrière, plus on nage vers les bras de mer et les océans. Là, on est en plein Atlantique.
Léo on dirait un vieux marin.. qui se vide sur la plage du Guesclin.

Anonyme a dit…

wow, un Ferré que je ne connaissais pas; vraiment un beau partage... merci

1shadok a dit…

Merci à toi pour ce partage. J'ai beaucoup d'albums de Léo et de livres (tous ceux qui l'aiment sont complétiste...). Thibault du Sémaphore avait partagé il y a quelque temps un autre grand album avec la Chanson du mal aimé. Mon préféré reste toujours La Violence & l'ennuie... Ph

Anonyme a dit…

Après Ferré, il n'y a plus rien ?
Si l'Amour, la Vie…

Jean-Paul

Everett W. Gilles a dit…

Yo !
Thanx but no thanx.
Euh désolé... merci mais non merci !

Audrey Songeval a dit…

Je crois que j'ai toujours été impressionné par le Ferré de la fin, un peu par préjugé et par peur de ne pas être à la hauteur ou prête à recevoir cette musique. L'occasion pour moi de lever le voile.

Concernant les textes, notamment dans ses chansons les plus connus, il y en a certains qui ont vieilli et qui me parlent peu, ou que je trouve très poseur. Bien entendu, il y en a d'autres où, là, il plane très au-dessus de la mêlée. Et c'est bien ce qui fait du monsieur un grand monsieur, il n'était pas un saint ou un artiste absolu comme on veut souvent le montrer, il était aussi capable de se planter.

C'est ce qui le rend à mes yeux encore plus passionnant.

Vers du Silence a dit…

Hello Jim,
rien à rajouter car tout est dit !

Bernie a dit…

Je me souviens du léo de la fin ( léo the last) qui nous regardait en serrant les poings, en signe de résistance et nous interdisait de l'applaudir,et mon premier concert gratuit dans la camionnette Mota...en68
keep on
Bernie

Jimmy Jimi a dit…

Merci à tous pour vos messages. Je constate que Léo touche encore beaucoup de monde et ça me rassure sur la vie!

Jeepeedee a dit…

Merci d'avance pour ce Léo que je n'ai pas encore écouté. Après avoir frôlé l'overdose émotionnelle avec son intégrale Barclay, et pariant sur une espérance de vie encore raisonnable, je distille le reste pour mieux profiter des saveurs. Soyons gourmands, celui-ci, je e l'offre, donc. D'accord avec toi sur les grands moments de cette période moins idolâtrée, même si parfois c'est le mixage digital de l'époque qui m'emmerde (la trilogie Ludwig, l'Opéra du Pauvre, La Violence et l'Ennui). Mais ces détails d'audiophiles n'ont rien à voir avec le génie toujours grandissant de cet homme. Merci, Jimmy.

LRRooster a dit…

Ben voyons on en remet une couche de ce Ferré là ! C'est sûr Jimmy, cet albun c'est TON album. Comment tu me l'avais déjà vendu au moment de notre compile Paris-New York. Perso je préfère l'artiste dans des formats plus courts. Sa période, Jolie Mome, Paname, Thank you Satan ! etc... Mais encore un beau billet de ta part, de toute façon même quand tu n'aimes pas tu fais des beaux billets.
Thank you Jimmy

Anonyme a dit…

La marée, je l'ai dans le cœur.
Léo, tu es mort un 14 juillet, je partais en vacances et ai eu la nouvelle en voiture, Foulquier au micro.
J'étais triste!
Pierre