lundi 5 décembre 2016

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 130


130. WORDS [NEIL YOUNG] 

   « Aucune femme d'écrivain ne comprendra jamais que son mari travaille quand il regarde par la fenêtre » écrivit le malicieux Burton Rascoe.
   Je m'interdis de jeter le moindre coup d’œil vers la baie vitrée, les fragrances océanes et les enceintes géantes sauraient bien patienter. J'avais nul besoin de chercher l'imagination au dehors, seulement de mettre mes souvenirs en bonne place. Oh, n'allez surtout pas vous m'éprendre en imaginant qu'il est plus facile d'écrire son autobiographie que de s'aventurer dans les couloirs fantômes d'un roman. Il faut très méticuleusement nettoyer le cerveau pour dégager le fossile désiré sans l'endommager. C'est un chantier d'envergure. Il est primordiale de bien retrouver les couleurs des décors, de déboucher les flacons de parfums sans mélanger les notes de tête de celles de cœur, de rendre à chaque voix sa tonalité... La liste est impressionnante. 
   Cela ne prévient pas, mais, au détour d'une virgule ou entre les bras chaleureux d'une parenthèse, on s'aperçoit que les murs ont changé et qu'un étrange sosie vous observe, assit sur le lit de votre petite amoureuse ou fouillant négligemment un bac de disques. Bientôt, toute une troupe de lilliputiens, telles des ballerines échappées de boîtes à musique, se met à danser au milieu de vos feuillets (et des phrases entières leur coulent du nez) ! Oui, cela sent le bon bout, mais il est préférable de ne pas se laisser griser. En fait, il est nécessaire de se couper la cervelle en deux : la première partie pourra délirer à l'envi, pendant que la seconde, l'air de ne pas y toucher, se chargera de transposer pour que l'affaire tienne sur le papier. C'est un labeur de forçat qui peut rapidement vous faire tourner maboule. Chaque phrase doit jouir séparément avant de swinguer avec celle qui la précède comme avec la suivante. Ecrire, c'est accepter de diriger un orchestre symphonique, dans lequel des clones de soi-même tiendraient tous les instruments. Attention ! le moindre petit tintement de triangle de travers et tout est à recommencer.

   Quand on croit que c'est terminé, cela repart en fanfare spectorienne. Le café comme l'eau de la douche possédaient l'âcre goût de l'encre. L'amour, la musique, les mots : tout peut se transformer en drogue, quand on est né sous le signe de la passion. Je m'allongeai un moment sur le canapé, fermai les paupières, mais les paragraphes valsaient, twistaient, jerkaient ou pogotaient au fond de mes rétines sanguinolentes. La table de travail réclamait son homme telle une maîtresse inassouvie.  

   Le soir tomba, d'épuisement sans doute. Je m'offris un verre de cognac au frais de la B.I.D. (des gens qui savaient vivre !). Je n'avais pas écouté de disque depuis plus de vingt-quatre heures, cela ne m'était pas arrivé depuis je ne savais même plus combien de temps. Débarquer sur l'Ile Déserte avec des disques de second ordre pour, finalement, passer des journées sans musique, voilà qui pourrait m'offrir un chapitre intéressant si je parvenais jamais à pousser mes efforts jusque là.

                      

vendredi 2 décembre 2016

NIGHT ARK ~ Picture [1986]


Abandonnons, pour un temps, la torpeur de l'Amérique latine et les embruns de la côte bretonne pour nous diriger vers les rigueurs du climat arménien. L'Arménie, on connaît l'histoire de son peuple, les persécutions dont il fit l'objet à la fin du 19ème siècle et qui se terminera par le génocide des années 1915-1922. C'est alors par milliers que les arméniens fuient leur pays pour venir s'installer en France (Marseille, Lyon) ou aux Etats-Unis. C'est l'un des petits enfants de ces rescapés qui fonde Night Ark en 1986. Ara Dinkjian et Arto Tuncboyaciyan forment le noyau dur de Night Ark. Ils s'entourent de musiciens américains, Ed Schuller, Marc Johnson, ou de la diaspora, Armen Donelian et Shamira Shahinian. Les instruments traditionnels, le oud ou le cümbüs de Ara, le bendir de Arto, côtoient les claviers de Shamira et la basse de Marc Johnson. Pour avoir écouté beaucoup de musique traditionnelle arménienne pour ce post, je peux vous assurer que cette modernité apportée par les instruments électriques se fond parfaitement dans les rythmes et les mélodies traditionnelles, sans les altérer. Je vous confirme également que Ara Dinkjian mérite largement sa réputation d'un des meilleurs joueurs de oud passés ou présents. Parov lesoum !
ZOCALO (Merci d'avance pour vos commentaires !)



01 - Tree
02 - Blackbird
03 - Of Song And Silence
04 - Picture
05 - Trilogy I - Birth II - Malo Gato III - Looyse
06 - Homecoming
07 - Worm
MP3 (320 kbps) + front cover


jeudi 1 décembre 2016

THE ROLLING STONES ~ Blue & Lonesome [2016]


Certes, personne ne s'est foulé en ce qui concerne la conception de la pochette, mais, pour le reste, c'est sans doute ce que les vieux fans (qui ont cessé de croire aux miracles depuis lurette) pouvaient espérer de mieux. Nos papys flingueurs couvrent donc une poignée de blues millésimés qu'ils ont enregistrés en quelques heures dans les conditions du direct. Il n'y a pas de chichis, c'est du brut de décoffrage (seuls Chuck Leavell, Matt Clifford (claviers) et Eric Clapton (sur deux titres) apportent une pincée de sel supplémentaire). A la rythmique, Charlie et Darryl assurent crânement ; Mick est très en voix et en souffle (puisque l'harmonica est quasi omniprésent) ; mais la meilleure surprise provient surtout des guitares : pour l'occasion particulière, Keith lâchent enfin un peu ses riffs paresseux mi cool mi cradingues pour se risquer dans des entreprises un tantinet plus dangereuses, pendant que Ronnie enlumine l'affaire avec des contrepoints particulièrement classieux. Voilà, on a connu mieux mais beaucoup plus sombre aussi. Ici, on pourra sentir poindre une jolie excitation. 
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)     


01 - Just Your Fool
02 - Commit A Crime
03 - Blue And Lonesome
04 - All Of Your Love
05 - I Gotta Go
06 - Everybody Knows About My Good Thing
07 - Ride 'em On Down
08 - Hate To See You Go
09 - Hoo Doo Blues
10 - Little Rain
11 - Just Like I Treat You
12 - I Can't Quit You Baby
MP3 (320 kbps) + front cover

mercredi 30 novembre 2016

PERFECT WEEK...


Les habitués le savent, sur Last Stop ? This Blog ! ce sont essentiellement des morceaux, plus que des albums, qui sont mis à l’honneur. Un blasphème aux yeux de certains puristes, qui servira néanmoins de base pour ce nouveau jeu interblogs, fortement inspiré par les éditions précédentes du Grand Jeu du regretté Club des Mangeurs de Disques.

Avec l’accord de Jimmy, on reprend donc la trame principale de ce Grand Jeu :
-          chaque participant doit poster ses billets sur un blog quelconque (possibilité évidemment de contribuer à plusieurs sur un même blog, étant entendu que toutes les adresses des blogs participants seront référencées par ici)
-          chaque billet sera consacré à un – et uniquement un – morceau
-          chaque morceau (qui peut être instrumental ou non, aucune contrainte à ce sujet)  sera choisi en fonction d’un thème précis
-          sept thèmes pour une semaine de jeu
-          les thèmes seront envoyés au préalable aux participants qui, de fait, auront tout le loisir de préparer leurs contributions
-          la thématique globale (de laquelle découleront les sept thèmes) sera ‘Perfect Week’. L’idée sera de désigner sept morceaux correspondant à autant de moments clés d’une semaine dite « parfaite ». 
-          le jeu aura lieu du 12 au 18 décembre 2016, charge à chacun des participants de publier le billet sur son blog, chaque jour, au moment où il le désire.

Afin d’éviter le bide et puisque plus on est de fous, plus on rit, n’hésitez pas à relayer l’existence de ce jeu sur votre blog (ou ailleurs, dans la rue, avec les collègues, etc. Bon ok, sur votre blog, ça suffira).
Pour vous inscrire et recevoir la liste des thèmes, vous pouvez m’adresser un mail à l’adresse suivante : ailenorton@laposte.net


Merci aux futurs participants !


lundi 28 novembre 2016

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 129


129. EVERYDAY I WRITE THE BOOK [ELVIS COSTELLO] 

   En fac de lettres, on m'avait demandé de disséquer bien trop de textes – qui n'en réclamaient pas tant – pour que me vienne l'envie de reprendre la plume afin de pousser au-delà de la chanson. Pourtant, si j'avais plongé la sinistre figure du « Monstre » dans une bassine d'encre, on ne l'aurait peut-être jamais retrouvée toute cabossée et baignant dans une marre de sang.     

   Il paraît qu'il n'est jamais trop tard... C'était donc là ma « grande idée » : écrire la biographie de Jimmy Koule, musicien inconnu. Cela m'offrirait toujours une chouette occupation au fond de ma geôle... On connaît les résultats souvent catastrophiques des groupes entrant en studio sans l'ombre d'un couplet, il fallait donc me préparer. Je n'ai jamais aimé les plans, ils refrènent l'imagination, mais je voulais profiter de la magnifique tranquillité de l'île pour tracer les grandes lignes. 

   Je m'offris une dernière chanson : Yellow eyes (sur celle-ci, c'est surtout la basse qui bouleverse, elle vous déchire violemment la chemise avant de vous lécher le cœur, et tant pis si, entre temps, il lui aura fallu l'arracher !). Pour moi, il est impossible d'écrire tout en écoutant un disque, cela brouille les ondes de sa propre petite musique.

   Je m'y pris n'importe comment, esquissant plusieurs débuts possibles sur une page, pendant que j'inscrivais des idées sur une autre, mais l'essentiel était que je me refasse les griffes, que me revienne le goût sacré des mots.  
   A la fin de la journée, je me retrouvai avec un titre (provisoire) : In excelsis deo (en référence à notre reprise de Gloria – ceux qui se souviennent de leur catéchisme ou qui connaissent la version de Patti Smith comprendront) et six versions du premier chapitre (j'avais décidé de débuter par le matin du drame, de continuer jusqu'au moment où j'expédie le « Monstre » dans le coma, avant de revenir au jour de ma naissance). Sur ma page de notes, j'avais écris que chaque chapitre devrait porter le nom d'une chanson (sans me soucier du contenu des paroles, juste de la signification du titre) et tenir sur une page dactylographiée afin que la lecture ne dépasse pas les trois ou quatre minutes réglementaires d'un single. 

   Il y avait du boulot, mais trente-deux jours d'île déserte et une éternité carcérale s'offraient à moi. (La prison, je faisais pour ainsi dire semblant de ne pas y penser même si un méchant bruit de serrures venait régulièrement briser l'harmonie qui s'était crée entre les glissements de ma plume et le chant des oiseaux – lesquels n'en revenaient pas du mutisme des enceintes géantes.) 

   Je passai sans un regard devant ma valise de disques et m'effondrai sur le lit, ivre de mots et de souvenirs. 

   C'est magnifique un sommeil d'écrivain (même débutant), on n'en parle pas suffisamment, mais les ruminations de la nuit remettent souvent les phrases dans le bon ordre ; il suffit juste de trouver une méthode pour que tout ne s'échappe pas pendant les premières minutes du réveil.



vendredi 25 novembre 2016

GERARD MANSET ~ La Mort D'Orion [1970]


Tiens, ça faisait longtemps qu'on ne nous avait fait le coup de la (presque) intégrale de Manset. Je n'ai pas encore eu le loisir de tout déballer, mais il parait que le coffret contient une petite poignée d'inédits et quelques titres qui sont revenus en grâce. Nous en reparlerons si le cœur vous en dit... Pour vous remettre l'eau à la bouche : La Mort d'Orion : cas typique d'oeuvre culte, c'est à dire adulée par un nombre restreint d'individus et complètement ignorée du gros public. Rien de neuf par rapport à la précédente version en numérique : à l'exception de quelques vers inexplicablement tronquée, Manset ne s'est pas risqué à d'autres débilités... Tout, ici, fleure l'excès : des rimes un peu trop riches aux violons qui hurlent dans les notes bleues en passant par les tripatouillages de studio (comme l'intrusion d'Animal on est mal) et, pourtant, on se laisse totalement embarquer dans cet univers qui pue le chaos comme jamais !      
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)  


01 - Introduction
02 - La Mort D'Orion
03 - Où L'Horizon Prend Fin
04 - Salomon L'Ermite
05 - Final
06 - Vivent Les Hommes
07 - Enchaînement
08 - Ils
09 - Le Paradis Terrestre
10 - Elégie Funèbre
MP3 (320 kbps) + artwork


jeudi 24 novembre 2016

VARIOUS ARTISTS ~ V.A. ~ Punk 45; Les Punks, The French Connection [C. 2016]


Nos amis anglais de chez Soul Jazz Records (un des meilleurs labels de rééditions) rendent hommage au punk d'ici. On ne va pas bouder notre plaisir, mais on pourra toujours se demander pourquoi certains groupes ont le droit à deux titres, alors que d'autres ont malheureusement été oubliés (je vous laisse le choix de vos favoris). Les groupes de cette époque mériteraient un bon gros coffret, mais je suis las de l'attendre. Pour le reste, j'imagine qu'il n'est pas nécessaire de vous faire un dessin, que vous vous doutez du joyeux boxon qui règne à l'intérieur de cet écrin... Ironie de l'histoire, nombre de dinosaures que ces jeunes gens voulaient chasser de la scène sont encore dans le circuit (même en déambulateurs). C'est égal, cela aura été bon le temps que cela aura duré.  
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Marie Et Les garçons - Rien A Dire
02 - Metal Boys - Sweet Marylin
03 - Fantômes - I Wanna Be Your Dog
04 - Gazoline - Sally
05 - A 3 Dans Les WC - Photo Couleur
06 - Asphalt Jungle - Planté Comme Un Privé
07 - Warm Gun - Broken Windows
08 - Metal Urbain - Paris Maquis
09 - Electric Callas - Kill Me Two Times
10 - Kas Product - Mind
11 - 84 Flesh - Salted City
12 - Les Olivensteins - Euthanasie
13 - Angel Face - Wolf City Blues
14 - Guilty Razors - Hurts And Noises
15 - Dogs - Here Comes My Baby
16 - Charles De Goal - Dans Le Labyrinthe
17 - Guilty Razors - I Don't Wanna Be A Rich
18 - Marie Et Les garçons - A Bout De Souffle
19 - Calcinator - Electrifié
MP3 (320 kbps) + artwork


mardi 22 novembre 2016

WOODEN SHJIPS ~ Back To Land [2013]


"Idiz so simple haow." (ou à peu près…)
Je suis fan de Ripley Johnson. Mais vraiment. Pour que vous sachiez où vous allez… Déjà, ce nom, Ripley Johnson, est-il possible de faire plus cool, même si on peut soupçonner un léger pseudo ? Et Wooden Shjips, c’est pas cool écrit comme ça, ce J batave paumé au milieu d’une imagerie que plus hippie que ça il te reste Grateful Airplane ou Jefferson Handkerchief (ça, c’est pour les connaisseurs, chuis sûr qu’y en a parmi vous). Quant aux lascars qui l’entourent dans ce fameux groupe fumeux, tenez-vous bien : Dusty Jermier, Nash Whalen et Omar Ahsanuddin, aaaah comment je m’éclate là ! Ripley Johnson joue aussi dans un autre groupe, un duo appelé Moon Duo (ben ouais) qu’il a formé avec Sanae Yamada (j’arrête, vous allez fatiguer…) Ripley Johnson, quand il chante, on comprend rien. Et quand je vous dis rien, c’est rien; soit on capte pas les paroles, soit on ne voit pas ce qu’elles veulent dire. Normalement, ça devrait rendre malade le fan ultime du singer-songwriter U.S. que je suis (fan, pas singer-songwriter, hein), au lieu de ça Wooden Shjips me transporte, et je chante avec Ripley à chaque écoute; l’avantage, c’est qu’on a le droit de se tromper, et qu’on est tout content de tomber juste au moment où il répète le titre du morceau : ben ouais, il est écrit donc on là sait ce qu’il dit et donc j’attends et, avec lui … Back to land, yeah ! Ripley Johnson est aussi, passez-moi l’expression, un putain de guitariste mais, là, c’est vraiment comme je les aime : simple mais merde, comment y fait ? C’est un tel fouillis psych-fuzz mélangeant inspiration et hypnotisme rythmique qu’on se rend pas toujours compte quand c’est le clavier qui prend le relais, ou le synthé, ou la boîte à rythmes (ah non, y en a pas), c’est bien la preuve que la guitare est fondue, ou perdue, dans ce marécage électrique. Ou pas, vous me direz. Tiens, d’ailleurs, même sa guitare elle explose les canons de la coolitude. En plus, elle porte son nom, hé, une Airline DLX Ripley de chez Eastwood, c’est pas un tout petit peu plus la classe qu’une Ibanez Joe Satriani Model ou que sais-je ? Non ? NON ? Ah bon, j’aime mieux ça. Après, avec sa tronche de Hipster San Franciscain mutique, vue et revue depuis maintenant trop longtemps, on est en droit de s’en méfier de ce Ripley mais, là, je vous connais (depuis le temps…), vous êtes comme moi : le délit de sale/belle gueule n’existe pas ici. Et c’est tant mieux, figurez-vous que le gars est super cool, certes mutique dans l’exercice de sa fonction (à part quand il chante, je vous ai parlé de son chant ?) mais en dehors ? Adorable, pas volubile mais presque… Vous pourrez vérifier en cherchant le What’s in my bag qui lui est dédié. Ou en concert, c’est encore mieux. Surtout? si vous y rajoutez la convivialité d’une petite salle en Espagne, enfin, au Pays Basque, où promiscuité, bonne humeur et consos à tarifs locaux rajoutent à la fête…. Ce qui précisément nous transporte loin, très très loin de ce qui a pu m’amener à vous parler de Ripley et ses Shjips. Ouais, en fait vous pouvez oublier tout ce que vous venez de lire, elle est pas bonne celle-là ? Non, c’est juste qu’à la lecture du récent billet de Jimmy sur Berlin, je me suis souvenu que les Wooden Shjips sonnent pour moi exactement comme un, que dis-je, LE Velvet des années 00-10’s (c’est comme ça qu’on écrit ?) Ce dont personne, absolument personne, n’a rien à cirer aujourd’hui.  Ça pourrait même éventuellement générer une bordée d’insultes ou d’ironie envers votre bien humble serviteur. Mais j’adorerai ça et me marre déjà, à l’avance. Hé ouais, si y en a qu’un qui rigole, autant que ce soit moi ! Ah, un dernier truc (je vais pas vous lâcher comme ça …) : vous trouverez ici un bonus; en général, je ne fais pas ça, mais c’est juste parce qu’il s’agit de la version "acoustique" de l’original qui, que … ah, allez, Morceau Du Siècle : These Shadows !
Everett W. GILLES (Merci d’avance pour vos commentaires !)
P.S. : oui, bien sûr, vous trouverez quelques traces du passage des Wooden Shjips en vidéo chez Marius, sur le Canut Brains…


































01 - Back To Land
02 - Ruins
03 - Ghouls
04 - These Shadows
05 - In The Roses
06 - Other Stars
07 - Servants
08 - Everybody Knows
09 - These Shadows [Acoustic Version] [Bonus]



lundi 21 novembre 2016

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 128


128. LUCKY JIM [THE GUN CLUB] 

   Lucky Jim, en voilà un titre qui aurait pu appeler la chance, entrebâiller quelque porte pour que s'y glisse le miracle... 

   On croit toujours avoir la vie devant soi (et une bien longue, si possible), c'est ainsi que tant de jolis projets se dissolvent dans le temps... J'aurais pu piocher les albums les uns après les autres, tout en divaguant à n'en plus finir, mais les jours m'étaient comptés. Lucky Jim, donc. Le Gun Club ne possédait plus tout à fait la grâce des débuts, quand le groupe nous offrit trois chefs-d’œuvre consécutifs pour ouvrir sa discographie, mais c'était tout de même le Gun Club, tout de même la voix de Jeffrey Lee Pierce, sans doute (et, ici, ça ne veut pas dire peut-être) l'un des chanteurs les plus bouleversants de l'Histoire, un organe et des mots susceptibles de consoler des plus lourds chagrins. Oui, il méritait d'être posé sur cette platine qui hurlait famine. 
   Je montai le volume avant de m'aventurer à l'extérieur.  

   Une plage de sable fin, une mer translucide, une végétation luxuriante et... des enceintes géantes dispersées un peu (beaucoup, passionnément) partout ! C'était un minuscule mais véritable paradis où faire vibrer les douces membranes, de jour comme de nuit, sans la crainte de voir surgir un voisin acariâtre ou une meute de flics lancée à la chasse aux mélomanes. Quand, en fin de phrase, Jeffrey caressait les plus fragiles aiguës, des fleurs de tiaré (ou ce qui paraissait leur ressembler) voltigeaient harmonieusement au gré d'un vent tiède avant de se jeter dans les vagues, et lorsque les guitares haussaient le ton, le sol moussu se voyait bombarder de noix de coco plus grosses que des pastèques. Lucky Jim : le blues des îles ! Aussi improbable qu'un génie né sous le soleil californien de Montebello et disparu, dans l’indifférence quasi générale, après un trop long exil près des glaciers scandinaves... Je me souvins alors, qu'un jour d’optimisme déraisonnable, j'avais tenté de faire écouter le Gun Club au « Monstre », lequel se permit de trouver la chanson : « pathétique ». Je bus une gorgée de lait de coco à la santé du coma, qu'il prenne bien soin de ce fantastique abruti... 
   Au deuxième morceau (de bravoure) : A House is not a home (dont le titre seul vaut bien des romans), j'entendis la voix de Mary m'offrant l'une de ses plus belles démonstrations par l'absurde (en tous cas, l'une de mes préférées) : « Dans un monde où le Gun Club aurait du succès, le Gun Club n'existerait même pas ! » (Oui, je sais, moi même, je ne la compris pas tout de suite, et j'adorerais vous venir en aide, mais, telle une pensée zen, les démonstrations de Mary n'ont de valeur que si on s'en débrouille tout seul.) 

   Je remontai lentement vers la maisonnette, l'âme rêveuse, en ramassant de magnifiques coquillages pour ma petite Eléonore, quand un gigantesque spécimen se proposa à moi. Le portant à mon oreille, j'entendis l'écho de millions de chansons retenues dans sa conque merveilleuse... 



mercredi 16 novembre 2016

VARIOUS ARTISTS ~ Hommage A Keltia [HMC. 2016]


Keltia a définitivement fermé ses portes en septembre 2016. C'était un magnifique petit magasin de disques, situé Place Au Beurre, à Quimper, spécialisé dans la musique bretonne et celtique. Keltia produisait également des artistes de cette mouvance, notamment Loreena McKennitt, Sinead O'Connor et Cécile Corbel. C'est d'ailleurs sur le site de Cécile que j'ai appris la mauvaise nouvelle. Par bonheur, cette activité de production perdurera dans une nouvelle structure. Le présent florilège se veut un hommage à trente-cinq années d'amour de la musique celtique et à un homme qui la pratiquait avec une passion rarement égalée. Hervé LeMeur était en effet sonneur, un terme qui désigne un joueur de bombarde dans un bagad ou en solo. Il jouait notamment dans le Bagad Kemper qui reste pour moi le meilleur bagad de toute la Bretagne. Bien que de styles et de pays différents, tous les musiciens présentés ici ont quelque chose à voir avec Keltia. Certains ont été des artistes maison, d'autres importés ou distribués. D'autres figuraient seulement dans les bacs de la boutique quimpéroise que j'ai eu la chance de fréquenter à deux reprises.
ZOCALO (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Yann-Fanch Kemener - Plac hig eusa
02 - Annie Ebrel - Ar Ch'afé
03 - Bill Douglas - Irish Lullaby
04 - Loreena McKennitt - The Bonny Swans
05 - Robin Bullock - Ar Eirinn Ni 'Neosfainn Ce Hi
06 - Steve Schuch & The Night Heron Consort - Buttercup's Air
07 - Anne Auffret - Penn-Herez Keroulas
08 - Cécile Corbel - Raggle Taggle Gypsy
09 - Brendan Larrissey - Myst on Mountain Three Little Drummers
10 - Kornog - Gwriziad Difennet
11 - Red Cardell - Origine
12 - Wolfstone - The Appropriate Dipstick
13 - Michel Tonnerre - Reagan Dougan
14 - Gilles Servat - Planedenn
15 - Cabestan - Tempêtes Pour Sortir
16 - Didier Squiban - Diskan
17 - Skolvan - Daou Ha Daou (Kas A Barh)
18 - Storvan - Danse De Bitêké
19 - Bagad Kemper - Suite de Loudéac
20 - Bagad Brieg - Porc qu'au Pot
21 - Mychael Danna - Sons of Eisnech
22 - Triskell - The Black BirdFarewell
23 - Mary Black & Shane Howard - If I Gave My Heart to You
MP3 (320 kbps) + front cover




mardi 15 novembre 2016

JOHN CALE ~ Paris 1919 [1973]



Tandis que Lou Reed assiégeait Berlin (à quelques mois près, on ne va pas chipoter !), son ancien comparse au sein du Velvet Underground visitait le Paris d’antan, avec quelques jolis détours par l'Andalousie, l’Antarctique et le Pays de Galles de son enfance... En réalité, même si Paris 1919 est l'un de ses albums les plus européens, John Cale résidait alors à Los Angeles où il vivait aux frais de la princesse Warner qui le rémunérait en qualité de producteur maison. Pour troubler encore plus les pistes, il décida de se faire accompagner d'un groupe typiquement américain, le magnifique Little Feat (et donc son génial guitariste, Lowell George), et par le U.C.L.A. Orchestra, lequel alterne superbement les envolées romantiques et les dissonances maîtrisées. C'est sans doute son album le plus accessible, donc une idéale porte d'entrée pour les débutants - les autres se régaleront avec les trois quarts d'heure de bonus qu'offre cette version du chef-d'oeuvre.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)    


01 - Child's Christmas In Wales
02 - Hanky Panky Nohow
03 - The Endless Plain Of Fortune
04 - Andalucia
05 - Macbeth 
06 - Paris 1919 
07 - Graham Greene
08 - Half Past France
09 - Antarctica Starts Here
10 - Burned Out Affair [Outtake]
11 - Child's Christmas In Wales [Alternate Version]
12 - Hanky Panky Nohow [Drone Mix]
13 - The Endless Plain Of Fortune [Alternate Version]
14 - Andalucia [Rehearsal]
15 - Macbeth [Alternate Version]
16 - Paris 1919 [String Mix]
17 - Graham Greene [Rehearsal]
18 - Half Past France [Alternate Version]
19 - Antarctica Starts Here [Rehearsal]
20 - Paris 1919 [Piano Mix]
21 - Macbeth [Unlisted Instrumental] 




jeudi 10 novembre 2016

L'AMERIKKKE DE DONALD


Donald président. Voilà qui m'a fait repenser à une magnifique chanson de Gérard Lenorman...  

Ah, le rêve amérikkkain...

Il faut tout même en tenir une sacrée kouche pour vouloir devenir président quand on est milliardaire... 

La différence peut sembler infime, mais ce qui m'énerve ce n'est pas Donald Trump, plutôt ceux qui l'ont élu. En même temps, on ne va pas s'acharner sur les Amérikkkains, la Fransse pourrait être la prochaine sur la liste...

C'est vrai, ils font trop d'histoires tous ces nègres, ces bougnoules, ces zizis, ces métèques, ces pédés, ces drogués... Un bon petit régime minceur bien facho, ça ne peut pas nuire. Il paraît que les non-protégés, les laissés pour compte se sont exprimés. Ils ne vont pas être déçus...  

Heureusement, le rock qui aime s'exprimer en réaction devrait nous offrir quelques jolis petits disques. Tout n'est pas perdu.

Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)


lundi 7 novembre 2016

LOU REED ~ Berlin [1973]


Une rumeur tenace prétend que l'on voit toute sa vie défiler peu avant de mourir. Personne n'étant revenu de l'au-delà pour confirmer ou infirmer, on demeure dans le doute. Cependant, ce n'est pas loin d'être vrai pour Lou Reed, lequel passa les derniers mois de sa vie à remastériser son oeuvre. Il n'a rien cherché à booster ou à camoufler, mais à offrir le plus de clarté possible. C'est ainsi que je me suis retrouvé à réécouter Berlin, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Après Transformer et le succès de Walk on the wild side, sa maison de disques rêvait d'un volume II, mais c'était mal connaître notre homme, qui leur proposa ce concept album pour le moins flippant. Lou y narre les aventures d'un couple et tout y passe : drogue, violence conjugale, prostitution, masochisme, maltraitance enfantine, suicide. Ce disque est comme un serpent s'enroulant autour de votre cœur et qui ne lâchera pas sa proie avant de l'avoir étouffée. C'est un chef-d'oeuvre mélancolique pour ne pas dire désespéré, mais un chef-d'oeuvre tout de même. A sa parution, il sera assassiné par la critique, qui n'accepta pas d'un disque ce qu'elle aurait admis d'un livre ou d'un film. Après les différentes débâcles rencontrées avec le Velvet Underground, ce fut le coup de crasse pour Lou Reed, qui rumina son amertume pendant une poignée de décennies... 
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)       


01 - Berlin
02 - Lady Day
03 - Men Of Good Fortune 
04 - Caroline Says
05 - How Do You Think It Feels
06 - Oh, Jim
07 - Caroline Says II
08 - The Kids
09 - The Bed
10 - Sad Song
MP3 (320 kbps) + artwork 

lundi 31 octobre 2016

Pour la beauté du geste (feuilleton électrique) par Jimmy Jimi # 127


127. FREEDOM OF CHOICE [DEVO] 

   Je pouvais toujours me retourner le cerveau dans tous les sens, je ne voyais pas quel genre de miracle Mary pouvait espérer – à moins, peut-être, que le ministre de l'intérieur en personne ne proclame officiellement Richard Coxe comme étant le salopard public n° 1 et n’amnistie son agresseur dans la foulée avant de lui remettre la légion d'honneur ! En attendant ce peu probable événement, les flics devaient avoir trouvés le chemin de la maison, et je les imaginais torturant mes chéries pour leur faire avouer l'adresse de ma planque...

   J'avais une douce famille à pleurer, une « grande idée » à mettre en pratique et, éventuellement, une île à visiter, mais comment aurais-je pu résister à l'appel d'un ampli extraordinaire et d'une paire d'enceintes aussi imposantes que des armoires normandes ?  
   Je déposai la valise sur la table basse et l'observai comme si je la voyais pour la première fois. Pourtant, elle en avait transporté du collector ruineux et du bootleg hors de prix. (Pour Cyril, le pirate live était un truc d'obsédé sexuel, un équivalent à la fréquentation des péripatéticiennes (il faut toujours lutter en faveur des animots menacés d'extinction) ! L'acheteur savait qu'il n'y trouverait pas l'extase, mais il ne pouvait s'empêcher d'y retourner.) J'ouvris la valise avec des précautions de démineurs.

   Quel disque pouvait être digne de tourner sur cette platine mythique ? Je piochai un premier album au hasard (toujours, le hasard). Aerosmith : Toys in the attic. Je ne me souvenais même plus pourquoi je l'avais acheté, celui-ci, sans doute pour Sweet emotion et Walk this way... Cyril s'en mêla encore : « Du sous Stones ricain avec une dose de harderies, alors qu'à la même époque les Dolls... » Bla bla bla, passons... David Bowie : Tonight (disque d'or en France !). Celui-là, je savais : tout simplement parce que c'était Bowie, que j'espérais un sursaut après Let's dance, que le nom d'Iggy Pop apparaissait quatre fois dans les crédits, qu'il y avait une reprise des Beach Boys et un titre signé de Leiber & Stoller. Oui, mais non !... Lou Reed : Mistrial. Lunettes moches, blouson moche, guitare moche : étonnamment, le disque est à l'avenant de la pochette ! Si vous êtes jeune, que vous avez entendu parler de Lou Reed, que vous avez envie d'essayer, par pitié, ne commencez pas avec cet album (lequel devait voir l'Ile Déserte pour la première et dernière fois, même si, avec les maniaques du Lou, on ne peut présager de rien) !... Leonard Cohen : Death of a ladies' man. C'est un peu la même histoire que le End of the century des Ramones, beaucoup de fans de Cohen le conchient, alors que chez les partisans de Phil Spector, c'est souvent le seul qui est accepté ! Etant fan de l'un comme de l'autre, je le possède en deux exemplaires ! L'espace d'un instant, je fus tenté, mais, après une trajectoire quasi parfaite entre 1967 et 92 (avec huit albums consécutifs plus que recommandables), la suite sonna désespérément le creux à mon oreille. En musique, on peut pardonner, mais on doit demeurer sévère. Souvenez-vous des ultimes années de Serge Gainsbourg, il pouvait péter dans un trombone comme se faire accompagner d'un bassiste slappeur ou d'un chœur de castras, tout le monde hurlait au génie, au point que le malheureux ne parvenait plus à distinguer le bien du mal... 
   Beaucoup de passionnés rejettent le terme de fan car il est le diminutif de fanatique. Personnellement, il me convient car j'ai toujours su que j'étais un fou du dieu musique. Quand les mots « flic » et « prison » frappèrent ma conscience, je crois que ma première pensée fut de me demander si j'allais pouvoir facilement recharger mon lecteur mp3 ! (Le point d'exclamation figure uniquement ici pour tenter d’atténuer la profondeur du malaise.) Et, là, perdu au milieu de nulle part, dans les conditions que l'on sait, je m'esquintais encore dans des turlupineries insensées.
   Joe « King » Carrasco & The Crowns : Joe « King » Carrasco & The Crowns. Très sympathique dans le genre tex-mex gentiment déjanté, mais la fiesta seul et sans tequila ressemble à une sinistre masturbation... The Gun Club : Lucky Jim. Enfin du sérieux... 

jeudi 27 octobre 2016

ALICE COLTRANE ~ Journey In Satchidananda [1970]


Et si on allait frapper à la porte d'une autre harpiste ? Ce qu'il y a de passionnant avec le jazz, c'est que tous les instruments, toutes les formules et toutes les fusions semblent possibles... Cet album, fortement inspiré par le guru indien Swami Satchidananda, est une féérie de tous les instants. Il faut avouer qu'Alice Coltrane savait s'entourer : Pharoah Sanders (saxophones et percussions), Vishnu Wood (oud), Charlie Haden (basse) et Rashied Ali (batterie) - excusez du peu ! Même si vous n'êtes pas versé dans le spirituel, rarement un disque saura vous faire planer aussi haut (pensez à fermer les fenêtres avant de monter le volume !).  
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)


01 - Journey In Satchidananda
02 - Shiva-Loka
03 - Stopover Bombay
04 - Something About John Coltrane
05 - Isis And Osiris
MP3 (320 kbps) + artwork


lundi 24 octobre 2016

CECILE CORBEL ~ VAGABONDE [2016]


Pour beaucoup d'entre vous, Cécile Corbel n'a pas besoin de présentation. Je sais que c'est l'une de vos artistes favorites. Voici donc pour les autres un court résumé de la carrière exemplaire de la jeune bretonne. A l'âge de 17 ans, assistant à un concert de la harpiste grecque Elisa Vellianiti, Cécile a un véritable coup de foudre pour la harpe celtique. Gardant la tête sur les épaules, elle poursuit ses études : Bac S et DEA en histoire de l'art. En 2002 et 2003, elle est invitée en Louisiane par la Harp Society. En 2004, Cécile autoproduit un premier e.p. de six titres. En 2006, à Reims, elle fait la première partie du concert d'Alan Stivell. En 2007, la première partie de Laurent Voulzy à l'Olympia. Keltia Musique, l'immense spécialiste de la musique celtique de Quimper, aujourd'hui tristement disparu, distribue le premier album de Cécile. En 2009, elle compose la musique de Anne de Bretagne, un opéra-rock d'Alan Simon avec rien moins qu'Angelo Branduardi, Nilda Fernandez et Didier Squiban. Collaboration si fructueuse qu'Alan attribue le rôle-titre à Cécile. La même année, en hommage à la source d'inspiration que lui procurent leurs longs-métrages, Cécile expédie aux studios Ghibli, au Japon, un exemplaire de son deuxième album, sans adresse électronique ou physique. Celui-ci tombe dans les mains de Toshio Suzuki qui travaille à la production de Arrietty, le petit monde des chapardeurs. Toshio cherche partout un contact pour rencontrer Cécile. Hiromasa Yonebayashi, le réalisateur du film, se rend en délégation à un concert de Cécile pour l'écouter jouer. Décision est prise de lui confier la composition d'un morceau. Ce sera finalement toute la bande son qui lui sera confiée. Cécile devient célèbre aux yeux du monde, bien d'avantage qu'en France. Dire que Vagabonde, le dernier opus de Cécile, est l'album de la maturité serait un cliché. Pourtant, la production exemplaire et la participation d'artistes de "world music" en fait rien moins que... l'album de la maturité. Jusqu'au prochain.
ZOCALO (Merci d'avance pour vos commentaires !)



01 - Working Song
02 - La Fille Sans Nom
03 - Waterfalls
04 - Les Courants D'Air
05 - The Berry
06 - Belfast [Feat. Les Moorings & Manran]
07 - Liam
08 - Winterchild
09 - Mama Always Told Me
10 - Pierre Et Marion
11 - Dwelling Of The Moon
12 - Entre Ses Bras
13 - Under The Lake [Feat. Poppy Seeds]
MP3 (320 kbps) + front cover