vendredi 6 mars 2015

ALAIN BASHUNG ~ Play Blessures [D.R.] [1982]


Il faut se souvenir qu'à l'époque, Bashung n'est pas encore rentré dans la cour des grands, l'immense majorité ne voit en lui que l'interprète d'une petite poignée de tubes... Rencontre avec Gainsbourg : les journées débutent vers quinze heures du matin ! Ils passent de la vodka-pastis au champagne-téquila, puis au Sauvignon-Perrier avant de revenir au champagne dans des boîtes d’effeuilleuses... On imagine les mots griffonnés à plus d'heure, les accords plaqués sur le piano poisseux... Comment tout cela a-t-il pu déboucher sur ce chef-d'oeuvre décadent ? La pochette de Mondino rappelle le titre de travail : Apocalypso ! A l'intérieur, la cold wave marche sur la tête : un cerveau qui multiplie les dérapages kamikazes. Oui, le vent a tourné (les linguistes comprendront !) - pour le moins. Les fans de Gaby seront pris de vertiges, tandis que les autres débuteront une longue et magnifique histoire d'amour. Un disque essentiel, mais vous le saviez sans doute déjà.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)            


01 - C'Est Comment Qu'On Freine ?
02 - Scènes De Manager
03 - Volontaire
04 - Prise Femelle
05 - Martine Boude
06 - Lavabo
07 - J'Envisage
08 - J'Croise Aux Hébrides
09 - Junge Männer
10 - Trompe D'Érection
11 - Strip Now
12 - Bistouri Scalpel
13 - Procession [Instrumental]
MP3 (320 kbps) + artwork

18 commentaires:

Arewenotmen? a dit…

Le disque qui m'a fait entrer en religion Bashung et son premier chef d'oeuvre. Mon premier concert de lui à la même époque... le choc ! Un disque-clé de ma vie de mélomane.

Jimmy Jimi a dit…

Je vais essayer de proposer un album clé le vendredi pour amorcer les compiles du lendemain...

Arewenotmen? a dit…

Pas bête Jimmy comme idée !

Ranx Ze Vox a dit…

Virage en épingle pour Bashung. On était pas encore habitué à ce genre de comportement à l'époque. Le gars nous en fera prendre d'autres, des virages avec le coude sur le bitume. Forcément depuis son départ on s'ennuie sur notre autoroute bien tracé.
C'est comment qu'on freine ? Il a jamais trouvé la réponse mais la question valait le coup d'être posée.
Hugo Spanky

Audrey Songeval a dit…

J'étais trop jeune. J'ai decouvert l'autre visage de Bashung avec Novice, un album fortement sous-estimé et à mon sens meilleur que celui-ci, même si la production lui donne une carapace un peu rigide (alors que les versions live en faisaient toujours des moments forts de tension rock et en intensité).

Play Blessure, du coup, n'a pas été un choc pour moi, juste que Bashung avait eu le cran de tourner le dos au succès et prendre des risques.
Je vois guère que Talk Talk pour faire à ce point un tel virage (dont l'approche musicale, pour la petite histoire, l'influencera énormément sur L'Imprudence.

Ce que j'aimais le plus chez lui, c'est qu'on sent toujours l'homme derrière ses disques, avec ses doutes et ses plantages. Son oeuvre n'est pas parfaite, mais cette imperfection fait partie intégrante du personnage et de la grandeur de son oeuvre. Il a toujours préféré prendre des risques, quitte à assumer de se planter, plutôt que de s'abstenir. Et pour ça, il ne m'apparait que plus grand, tout en restant profondément humain.

Sa mort m'a touchée plus que n'importe quel autre artiste. Et il était arrivé à une telle maturité et à un tel niveau qu'il a disparu en étant à son zénith, à un âge où beacoup gère des rentes ou radote ou se la coulent douce. Lui continuait d'avancer.

nestor b a dit…

Magnifique disque, magnifique virage, magnifique bonhomme !

Jimmy Jimi a dit…

Hello Ranx,
C'est vrai que ça fait un moment que je ne trouve plus de français dont je guette les sorties de disques...

Hi Audrey,
ça, c'est du commentaire: un rêve de blogueur!
A l'époque, Bashung répétait dans les mêmes studios que ceux que je fréquentais avec mes potes. Très timide, il ne s'aventurait pas au dehors, mais nous pouvions l'épier à travers le hublot et c'était une belle émotion.
Bashung est parti sur un très beau disque, pas comme mon enfoiré préféré (Lou Reed) qui a foutu le camp après cette crotte nauséeuse enregistrée avec metalicaca!

Arewenotmen? a dit…

Il est vrai que Bashung a fait un parcours en montagnes russes, les albums succédant à "Play blessures" marquant un retour "en arrière" (si cette notion a un sens en art) avant un nouveau bond en avant et un (hélas) final grandiose, même si "Bleu pétrole" est beaucoup moins aventureux que "Fantaisie militaire" "L'imprudence"...

Keith Michards a dit…

Chronique resserrée comme le pack de l'équipe irlandaise de rugby, mais qui dit l'essentiel.
Rien à ajouter. Chargez !!!!!

John Warsen a dit…

J'ai travaillé dans les studios que Bashung fréquentait avec Gainsbourg au moment de la gestation de Play Blessures. On m'a montré avec émotion l'évier de la cuisine du RDC dans lequel ils pissaient quand ils étaient trop saouls pour atteindre les toilettes, au premier étage.
Misère, mon commentaire ressemble à un graffiti de chiottes.
C'est lavabo.

projectobject a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
OdelayLeski a dit…

Merci Jimmy !

Anonyme a dit…

Audrey
Merci pour ce superbe commentaire.

Jean-Paul

LRRooster a dit…

Concerts au Casino de Paris pour la tournée Play Blessures, inoubliables !
Olivier Guindon aux guitares, François Delage à la basse, Philippe Drai à la batterie et Manfred Kovacic (dit le prince de Clichy) aux claviers. La dream team. J'ai vu Babash une bonne vingtaine de fois sur scène (la première fois à l'Olympia en 81) et jamais je n'ai retrouvé cette intensité, sauf peut être avec la Novice Tour à la Cigale et celle également de L'imprudence.
Jimmy, quand on regarde les 3 compiles du Rock d'ici y'a toujours un p'tit Babash qui traîne. C'est bien.
Toujours sur la ligne blanche ...

jimbo a dit…


n 1982 paraissait un album qui allait sur le tard s’affirmer comme l’un des disques les plus importants de la chanson française des trente dernières années tout genres confondus.

La rencontre de Bashung héritier rock’n roll d'une génération perdue quelque part entre Cochran et Gene Vincent avec Gainsbourg va s’avérer éblouissante. Serge a toujours fait chanter des voix féminines avec plus ou moins de réussites mais ses collaborations masculines ne sont a ce jour que dispensables (Chamfort) pourtant cette fois c’est une osmose complète entre le maître et celui qui n'est encore qu'un élève

play blessures va se révéler totalement éblouissant avec ses textes au couteau au langage codée de circonstance, sur fond de new –wave étourdissante , personne en France ne tiendra la distance face aux deux acolytes qui vont s'entendre comme larrons en foire ; leur goût commun pour la nuit et la déglingue les rapproche et ensemble ils vont accoucher de ce diamant musical noir et froid comme la nuit. Fils spirituel de Gainsbourg , Bashung va tourner une page importante pour la suite de sa carrière avec ce disque inouï de ‘martine Boude ‘ a ‘Volontaire ' en passant par ‘ j’envisage ' les titres s'enchaînent dans ce disque glauque , plein de souterrains et de secrets , berçé par une ambiance lunettes noires , alcool et clopes et un climat malsain pas forcement accessible aux premières écoutes mais qui reviendra toujours hanter l’auditeur qui aura su trouvé les clefs pour rentrer dans cet univers fascinant.

Play blessures sera comme une seconde naissance pour Bashung qui chante de sa voix unique, traînante et habitée dans ce disque ou l’alsacien enterre défintivement le chanteur a tubes de vertige de l'amour ou de Gaby oh Gaby ! Je dédie cette angoisse a un chanteur disparu mort de soif dans le désert de Gaby ‘ dit il d'ailleurs dans ‘j’croise aux hébrides’ Play Blessures donnera l’audace a Bashung de réaliser ‘Novice ‘ quelques années plus tard tout seul comme un grand mais qui s’avérera finalement un chef d’œuvre maudit .Il se dégage aujourd'hui encore une curieuse impression a l'écoute de ce Play blessures car s’agissant d’une collaboration Bashung- Gainsbourg on a l’étrange impression que le grand Serge conscient du talent de son protégé est pour une fois resté dans l’ombre laissant a Bashung le soin de prendre son envol

Dernièrement dans un interview réa lise pour l'album hommage ' tels' Christophe Miossec a résumé play blessures en qualifiant ce disque de montagne inattaquable je suis ,on ne peut plus d'accord avec le brestois

Jimmy Jimi a dit…

Jimbo, tu peux revenir commenter quand tu veux, c'est un régal de te lire!

Zheng junxai5 a dit…

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chenlina a dit…

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