mercredi 14 octobre 2015

IAN HUNTER ~ All-American Alien Boy [1976]


S'il vous manque encore un chaînon entre Bob Dylan, Lou Reed et David Bowie, c'est que vous avez laissé échapper Ian Hunter. Certes, cet album n'atteint peut-être pas tout à fait les sommets d'un Blonde on blonde, de Transformer ou du Ziggy mais, quand on ne peut toucher l'astre, la poussière d'étoiles, ça se sniffe tout de même sans déplaisir ! A l'exception d'un All the young dudes offert par Bowie (déjà, quand on a le David comme fan...), notre homme Ian n'a jamais décroché le gros pompon (c'est sans doute pour ça qu'il est presque toujours aussi bougon que le Lou), ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé (revenez-donc m'en dire des nouvelles après avoir écouté Apathy 83 et son accordéon digne du Backstreet girl des Stones). Ici, comme chez Mott The Hoople, il y a des passages qui peuvent parfois paraître un peu bancales ou maladroits, mais ça fait parti du charme. Voilà, le mot est lâché et, Hunter, on fini par l'aimer autant pour sa voix chaude que pour certaines approximations. J'ai l'impression de m'embourber un peu, tout ça n'est pas si simple à expliquer. Après l'âge d'or du Swinging London, l'époque carburait à différents régimes et il était trop évident qu'il n'y aurait pas de place pour tout le monde. Ian Hunter semblent souvent chercher sa place au milieu des figures imposantes, il navigue presque dangereusement pour se faire accepter, et je l'ai toujours trouvé particulièrement émouvant dans sa démarche fragile.
Jimmy JIMI (Merci d'avance pour vos commentaires !)                


01 - Letter To Britannia From The Union Jack
02 - All-American Alien Boy
03 - Irene Wilde
04 - Restless Youth
05 - Rape
06 - You Nearly Did Me In
07 - Apathy 83
08 - God (Take 1)
MP3 (320 kbps) + artwork


9 commentaires:

Audrey Songeval a dit…

Ian HUNTER fait parti de ces artistes que je voulais découvrir depuis un certains temps car de ce que j'en connais, il me parait intéressant. Des textes a priori assez fins, et effectivement une écriture proche de Dylan et Eed (on peut rêver pire).
Et le fait qu'il soit "approximatif" ne le rend que plus touchant. Pour ma part, j'aime bien quand un artiste tente des trucs et se plante parfois, ça le rend plus "humain", plus accessible. Et sans le connaître vraiment, je le vois comme ayant une vraie honnêteté et sincerité artistique.
J'ai hate de l'écouter ce soir (ou demain).
Excellente initiative que de l'avoir choisi.

Joe Fracas a dit…

Pareil qu'Audrey... J'ai failli acheter à l'époque ce disque encensé par un pote très connaisseur...Bon je vais me rattraper maintenant. Merci!

yggdralivre a dit…

Pareil que Fracas quand il dit "Pareil qu'Audrey"...

Everett W. Gilles a dit…

Yo.
J'ai le vinyle, acheté d'occase je m'en souviens très bien, et j'ai jamais trop su quoi en penser vraiment.
A l'époque les critiques étaient dithyrambiques sur ce disque et le bonhomme en général dont le statut Outre-Manche est assez proche de Légende.
Mais, pour le meilleur ou pour le pire, on n'est pas Outre-Manche ...
Si ça se trouve ça vaut le coup de réessayer, tiens !

Lt. Fontaine a dit…

Pour ma part, je n'ai même pas failli l'acheter puisque Ian Hunter, je crois ne le connaitre qu'à travers Mott the Hoople (que j'apprécie mais sans plus). Je suis donc très curieux...Merci Jimmy pour ce choix !

Audrey Songeval a dit…

Très curieux. En fait, le disque est exactement à l'image que je m'en étais faite (à l'exception du premier morceau, ne me demandez pas pourquoi). Mais tout le reste, les parfums des influences, le son, la tonalité des chansons...
Et j'ai l'impression qu'il y a quelques ballades qui cachent quelques grandes chansons. Et peut-être d'autres aussi. Mais c'est aussi typiquement le type de disque qui ne se dévoile pas entièrement tout de suite.

projectobject a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
projectobject a dit…
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Keith Michards a dit…

Disque très varié. Sympa mais pas transcendent !