vendredi 23 octobre 2015

THE FEELIES ~ Crazy Rhythms [1980]


"The boy next door it’s me, yeah !"
Y'a des disques qui ont changé l’Histoire, d’autres qui changent ton histoire, va savoir ce qu’il y a de plus important… Alors même que se termine une période musicale qui vient de changer les deux, que débute une décennie que tout le monde finira par honnir et que j’ai encore 18 ans, ce truc me tombe dessus sans prévenir. Je n'ai jamais rien entendu de tel, alors qu’il n’y a rien de nouveau ni d’exceptionnel là-dedans. Je n’ai jamais vu une pochette aussi impressionnante, alors qu’elle n’a absolument rien de nouveau ni d’exceptionnel. Je n’ai jamais écouté jusque-là un disque dans sa totalité aussi souvent que celui-ci, alors qu’il est rempli de blancs parfois interminables, de petits bruits percussifs, bizarres et hypnotiques et, bien entendu, de rien de nouveau ni d’exceptionnel. Voix poussives, pas plus distinctives que véritablement enthousiasmantes, guitares euh… oui, niveau guitares, là, on a peut-être un petit quelque chose, mais ce n’est pas non plus Steve Vai, hein. Mais non je déconne, je n’ai jamais entendu une seule note de Steve Vai, je voulais juste détendre l’atmosphère… Alors, voilà, ce truc a changé ma vie alors que je serais incapable de reconnaître les mecs qui l’ont fait si je les croisais dans la rue. Ca vous est déjà arrivé ça ? Moi jamais. Ni avant ni après Crazy rhythms, le si bien-nommé premier disque des Feelies, dont j’ai même racheté plus tard la version en vinyle blanc - classe le vinyle blanc, mais ça se raye facilement. Pas grave, on a inventé le mp3 depuis. Et les bonus-tracks, mais ça n’y comptez pas vous ne les trouverez pas ici. Ils risqueraient de ternir, ne serait-ce que légèrement, 41 minutes de fascination pure.
Everett W. GILLES (Merci d'avance pour vos commentaires !)


















01 - The Boy With The Perpetual Nervousness
02 - Fa Cé-La
03 - Loveless Love
04 - Forces At Work
05 - Original Love
06 - Everybody's Got Something To Hide (Except Me & My Monkey)
07 - Moscow Nights
08 - Raised Eyebrows
09 - Crazy Rhythms
MP3 (320 kbps) + front cover


28 commentaires:

Jimmy Jimi a dit…

Ce qui peut paraître étonnant, c'est qu'un nombre assez important de personnes a vécu la même expérience. Qu'est-ce qui se cache là-dessous? Peut-être qu'après la révolution punk et son lourd attirail, des gens avaient besoin d'un groupe ignorant totalement l’esbroufe et souhaitant juste partager une chouette moment en proposant un rock dans le plus simple appareil. La pochette, déjà, avec ses têtes de premiers de la classe binoclards ressemblait presque à une provocation...

nestor b a dit…

Merci Everett !
Une belle chronique pour ce beau disque. Je l'avais découvert grâce à Loveless Love, et comme toi j'ai continué à écouter l'ensemble, juste par plaisir, en me demandant ce qu'il y avait dedans de si unique (et non d'exceptionnel). J'ai depuis tenté un début de réponse à ma question : Ce rock là n'est ni punk ni psyché ni pop, il est simplement celui des Feelies ! What else ?

Till a dit…

Hi Everett et Jimmy

Coïncidence troublante - mais qui croit réellement aux coïncidences ? - j'ai retrouvé ce Crazy Rythm récemment à la médiathèque et depuis je le réécoute en boucle. Ce post vient donc à point nommé pour que je rajoute mon grain de sel...Ah bin non en fait, vous avez tout dit à vous deux. The Feelies quoi...

Si quand même, une petite chose : à la batterie Anton Fier, comparse des Lurie et Lindsay chez les Lounge Lizards puis pote de quelques allumés new-yorkais (Zorn, Frith, Laswell, Golden Palominos...)

Till a dit…

@Jimmy

J'ai bien eu ton commentaire sur la bateau abandonné. Le blog va passer prochainement en mode Phoenix.

Till a dit…

@Everett : dis-donc c'est vrai qu'il est beau ton vinyle blanc. La classe absolue !

Devant Hantoss a dit…

Ha oui, grand souvenir.
perso, un peu différent du tien. En 80 j'ai vingt ans. Après avoir baigné dans la fureur punk (moi davantage JAM, Costello, Joe Jackson, question de fringues et pas si punk en fait) nous abordons Talking Heads, Devo. Du coup à l'époque the FEELIES avaient été perçus et présentés comme étant un mix des deux attitudes: étudiants intello plus ou moins provoc (ici, plutôt moins question look)
... Mais il aura fallu le MP3 pour que je poursuive avec un peu de bonheur la suite de cette petite bande plutôt sympathique
Plus tard, je pourrai presque parler de la même expérience avec SONIC YOUTH et leur "Dirty"

Everett W. Gilles a dit…

Yo !
@Jimmy : les Punks voulaient tuer les Rock Stars à l'ancienne mais étaient en train de le devenir (ou l'espérer) là pas esbroufe comme tu le dis si bien, et un magnifique je ne sais quoi qui nous interpelle toujours autant 35 ans (merde...) plus tard.
@NestorB : ben ouais on cherche, on cherche et on trouve pas, ce sont les Feelies un point c'est tout ...
@Till : hey vieille branche ! C'est quoi si c'est c'est pas une coIncidence, tu m'fais peur ...
Ouais, Anton Fier, une rythmique aussi indescriptible que le reste ici (et j'ai supprimé au dernier moment le paragraphe que j'avais écrit sur lui, merde, je flippe vraiment là...) L'est parti juste après ce disque je crois. Ah yeah, le vinyle blanc c'était une réédition chez Line Records, des teutons.
@Dev : oui, je me souviens qu'ils étaient associés à cette mouvance mais y avait quand même autre chose et à l'écoute aujourd'hui c'est encore plus flagrant, c'est bien autre chose !
Alors Sonic Youth, j'ai essayé, j'ai 2-3 disques d'eux et j'ai JAMAIS pu y arriver ... Jamais compris pourquoi!
Muchos thanx amigos !

Audrey Songeval a dit…

J'ai découvert le noms des Feelies avec Good Earth et leur musique avec Only Life. A l'époque, je n'avais pas compris la particularité "si particulière" du groupe. Même en étant familière avec la musique des Feelies, Crazy Rhytms a provoqué ce même étonnement.
La magie des Feelies, c'est dé créer justement une musique différente avec des moyens techniques très limités. C'est comme si les contraintes démultipliaient l'imagination. Et pour eux, cela devient comme de la poésie, un rêve éveillé.

C'est certainement leur album le plus merveilleux, mais je trouve que leurs suivants ont des compositions meilleures. On va dire que c'est de loin leur meilleur disque mais que beaucoup de leur meilleurs chansons sont dans les autres, qui sont pourtant beaucoup plus "normaux".

Marrant comme ils manient ici le silence. Il n'y a guère Mark Hollies qui l'utilisera aussi bien. D'ailleurs leur silence entre leurs deux premiers albums de 6 ans étaient aussi beaucoup sur le culte qui les accompagnait. 6 ans, aujourd'hui c'est courant, à l'époque c'était rarissime. Les artistes sortaient leurs disques tous les ans.

Everett W. Gilles a dit…

@Audrey : dans leurs disques suivants j'ai toujours trouvé 2-3 perles, compos géniales effectivement, mais Crazy Rhythms s'écoute d'un bloc, silences compris, et sa magie est unique, même eux ne l'ont pas renouvelée.
C'est vrai que le ''silence'' radio après leur premier disque a alimenté la légende mais Mercer, Million & co œuvraient, et œuvrent toujours dans plusieurs formations en même temps. Pas que des flemmards les loustics !
Thanx Miss A.

Joe Fracas a dit…

Nice choice! Un album pour les connaisseurs...rien à ajouetr à vos commentaires éclairés.

Everett W. Gilles a dit…

... et ceux qui ne connaissent pas ne savent pas ce qu'ils perdent !
Thanx Frac' !

Till a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Till a dit…

Au fait, je suis un ardent défenseur de "la décennie que tout le monde finira par honnir". Sauf moi donc, c'est mon avis et je le partage. En plus j'ai raison.

Everett W. Gilles a dit…

La décennie des Replacements et Ben Vaughn ... évidemment que t'as raison. C'est tout le monde qui a tort.
Aux dernières nouvelles c'est maintenant les 90's (Eels, Beck...) qu'il faut honnir.

Anonyme a dit…

Grosse claque The feelies: l energie et la melodie au rendez vous.
Comment ai je pus passer a cote a l epoque?
J adorerai ecouter les autres albums :-)
Merci pour cette perle
Thierry

Alexandre G a dit…

Excellent groupe et excellent disque !

Rien à voir mais tu m'as inspiré un post... Le premier depuis cet été je crois bien.

Je te lis régulièrement, faut que je commente plus d'ailleurs pardonne moi pour ça, je te lis souvent en coup de vent. Mais ta remarque sur le disco punk sur ta chronique du dernier magnifique Hawley m'a interpellée... (certains jeunes écoutent Hawley et je sais que ça te fera plaisir de le savoir. Enfin moi en tous cas c'est déjà ça je suppose. J'avais même parlé de Truelove's Gutter une fois sur le blog)

Bref, je me suis demandé ce qu'était le disco punk, et à ton plus grand plaisir j'ai essayé d'en retracer les origines, et de faire un playlist qui part de 75 et se termine en 2014. De rien ;) (en plus il y a forcément des trucs que tu aimes... Du moins jusqu'à 1980 après je ne garantis rien).
Pas facile de faire l'historique d'un genre qui est en fait un terme marketing pour presse spécialisée et maisons de disques, ça vaut ce que ça vaut mais voilà :
http://lapopdalexandreetetienne.blogspot.fr/2015/10/la-playlist-3-disco-punk.html

Everett W. Gilles a dit…

@Thierry : t'étais occupé ailleurs sans doute, ça arrive ... Pour les autres disques, essaye ici :
http://rho-xs.blogspot.fr/2014/09/rhodeo-1437-aetix.html
@Alex G : tu m'as confondu avec notre écrivain préféré, c'est flatteur !
(Je n'ai pas d'avis sur le disco-punk mais merci quand même)
Thanxalot boys

nestor b a dit…

@Alexandre, Sympa ta chronique sur le Disco Punk, plein de perles à (ré)écouter !
Mais alors, Plastic Bertrand, il est où hein, il est où ? ;-)

Arewenotmen? a dit…

Ces têtes à claques (la pochette me fait penser à marie et les Garçons, autres têtes à claques) (mais moi, j'aime les têtes à claques) me donnent envie de les découvrir. Hé, ho, let's go !

Jimmy Jimi a dit…

J'adore les gens qui laissent des commentaires uniquement pour rappeler qu'ils sont encore en vie. Désolé, mais ma vision de l'échange et du partage est tout autre (c'est pour ça que j'ai mis fin au Grand Jeu). En plus, l'association des mots disco et punk me semble une hérésie. Sans rancune mais un peu énervé quand même!

Everett W. Gilles a dit…

@Nestor : chaque fois que je lis son nom je revois Danièle Gilbert dans son émission du midi qui lui parlait en lui donnant du ''Plastic'' : ''alors Plastic, comment ça va ? ''
@Arewwe : marrant, j'ai laissé y a pas longtemps chez Frac' un com qui parlait de tête à claques aussi ...
Hey-Ho, Go Go Go !!
@JJ : dans disco-punk l'hérésie ne vient pas de punk !! Cool JJ, cool ...
Thanx boyzzzzz

Till a dit…

Disco sucks, je n'ai jamais pu dépasser ce stade...


@EWG : je ne peux pas honnir les 90's, je crois que j'ai hiberné longuement ces années-là. Ça fait 15 ans que j'essaie de reconstituer le puzzle. Y a aussi eu un Reverend Horton Heat pendant les 90's, un truc à me faire aimer le Texas. Hautement improbable.

Jimmy Jimi a dit…

En même temps, on peut comprendre qu'un type qui avait vingt ans au milieu des sixties ou même des seventies ai pu trouver à redire sur les eighties ou les nineties...

Everett W. Gilles a dit…

@Till : J'ironisais légèrement sur les honnisseurs mais tu m'as convaincu, je sais pas faire léger, promis j'le ferai plus.
¡ Loco Gringos Like A Party !
@JJ : Y avait sans doute plus d'intemporels dans les 60's et 70's mais on en a toujours fabriqué et on en fabrique encore, si-si !

Alexandre G a dit…

JJ : étant donné que je te citais et que je citais les bruits magiques dans mon article, il me semblait que te prévenir ici était de la courtoisie élémentaire.
J'aurais chroniqué tout autre chose, je ne serais pas venu en parlé ici bien évidemment... Dommage que tu l'aies mal pris comme ça, mais vu ta réponse aigrie et parano, je ne vais pas m'attarder là-dessus, la vie est trop courte pour ce genre de bêtises.

Adios !

Un gars encore en vie

Alexandre G a dit…

en parler

Lyoko a dit…

Super!!!

Everett W. Gilles a dit…

@Lyoko : ... and crazy !